Le pass sanitaire, une mesure contraignante pour les restaurateurs

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Restaurant
Salle de restauration ©Lindsey Charles
La deuxième étape de l'élargissement du pass sanitaire entrera en vigueur en août. Il faudra le présenter pour se rendre au restaurant, au bar, et dans les cafés... Certains gérants de ces établissements font part de leur mécontentement car, contrôler la clientèle est une réelle contrainte.

Le projet de loi sur l’extension du pass sanitaire présenté le 19 juillet, par le gouvernement a été validé par le Conseil des ministres. Dans ce projet de loi, l’obligation de la présentation du pass sanitaire dans les restaurants divise les restaurateurs et les clients.

Des restaurateurs dans le flou

A partir du 1er août, il vous faudra un pass sanitaire pour déguster vos plats préférés. La présentation d'un test PCR négatif de moins de 48 heures ou un certificat de vaccination datant de sept jours minimum sera obligatoire à chaque entrée de restaurant.

Les restaurateurs seront tenus de contrôler chaque pass sanitaire. Dans le cas contraire, le chef de l’établissement encourt une amende pouvant aller jusqu’à 1 500 euros, contre 45 000 euros et un an de prison dans la première version du texte du projet de loi.

En Guadeloupe, la nouvelle ne passe pas. Djénaro Dumabin, gérant de restaurant reste ferme sur sa position : il ne respectera pas les nouvelles mesures sanitaires.

Pour rassurer les professionnels, le gouvernement propose une période de rodage d’une semaine ou plus, afin de les accompagner dans la mise en place du pass sanitaire.

Mais selon Marie Jean, employée d'un autre restaurant, à l’approche du 1er août, tout le personnel est dans le flou. N’ayant pas été formés, ni pleinement renseignés sur le contrôle du pass sanitaire des clients, l’organisation de ce dernier pose problème. 

Certains clients ont quant à eux décider d’être radicaux. Certains, par exemple, n'iront plus au restaurant tant qu'ils ne se seront pas décidés sur le vaccin. Le sentiment général des restaurateurs et des clients est le même, la liberté de manger dans un restaurant ou celle de recevoir des clients sans avoir à les contrôler reste problématique.

Comme le confirme ce reportage de Bruno Pansiot-Villon et Olivier Duflo :