Le temps des vérités dans l'affaire "Zempache"

justice
procès Zapach
. ©E. Stimpfling
Troisième jour de procès pour le meurtre de "Zempache", Dimitri Zami, aux assises de Basse-Terre. La journée d'hier aura été celle au cours de laquelle le plus jeune des co-accusés, mineur au moment des faits, a reconnu être l'auteur du coup de feu mortel contre Zempache. Un jour aussi pour les jurés pour entendre le témoignage de la compagne de la victime, Wendy Sophie présente sur les lieux le jour du meurtre.

Cette troisième journée de procès donnera aux jurés l'occasion de mieux comprendre la personnalité des trois accusés. Des personnalités déjà éclairées par le compte rendu de l'expertise menée par la psychologue.

Mais le clou de la journée aura été la révélation faite par l'un des accusés, le plus jeune au moment des faits, il n'avait alors que 14 ans.  

"Depuis lundi...j'entends que la famille de la victime demande la vérité. C'est moi le tireur. C'est moi moi qui ai tiré sur monsieur Zami"

Une déclaration qui lève alors tous les doutes qui subsistaient depuis le jour du meurtre.

Un jour que Wendy Sophie, la compagne de Dimitri Zami est loin d'oublier. Il lui revient alors de raconter les circonstances de la mort de son compagnon avec qui elle était quand les meurtriers ont fait irruption chez eux.

Le jour de sa mort , Dimitri avait organisé une journée caritative pour les enfants de Grand-Baie. On venait d’apprendre que nous allions avoir un bébé. On l’a appris le mardi. Il est mort le dimanche.

Wendy Sophie, compagne de Dimitri Zami

La suite, elle la raconte. Quelqu'un frappe à leur porte. Elle ouvre la porte et on la gaze. Elle court vers Dimitri qui pour la protéger, la tire et l’évacue vers le couloir opposé où il y a une porte de sortie. Il prend le tir.
Pendant qu’elle court pour s’échapper, elle entend son corps tombé. Elle le met en position PLS, et c’est là qu’elle voit sa plaie avec tout dehors.
la jeune femme évoque ensuite le drame qu'elle vit avec ses deux enfants depuis ce jour-là. 
Et peut-être parce que rien ne pouvait être ajouter à ce récit, c'est sur ses mots que la présidente lève l'audience du jour.

Et depuis ce mercredi matin, il s'agit désormais de comprendre ce qui a pu conduire les accusés à commettre ce geste irréparable. 

Un geste que la famille de Dimitri Zami a encore du mal à oublier. A la barre du Tribunal, ils ont parlé ce matin de leur cauchemar

Compte rendu d'audience, 3ème journée aux assises de l'affaire "Zampache" ©Eric Stimpfling