Les agents de l'aide sociale à l'enfance du Département se mobilisent contre l'insécurité dont ils sont victimes

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Les agents de Duplessis en débrayage
Débrayage des agents de Duplessis ©J-M. Mavounzy
C'est un ras-le-bol qui s'exprime depuis ce matin à l'immeuble Duplessis à Pointe-à-Pître. Un espace qui abrite plusieurs des services sociaux du Département, trop souvent confrontés à la violence des usagers. Des agents qui se sentent oubliés par leur administration

Une nouvelle fois ce lundi, ils ont dû faire face à la violence d'un usager. En l'occurrence, un père de quatre enfants, récidiviste, et qui fait l'objet d'une ordonnance du juge  imposant le retrait des enfants du domicile familial.
Depuis, les enfants ont effectivement été placés avec le concours de la force publique.
Ce lundi vers 8h30, armé d'un marteau, l'homme est venu casser toutes les vitres à l'entrée du bâtiment.
De fait, le service est souvent exposé à ce type de violence et c'est avec la peur au ventre que les agents viennent sur leur lieu de travail.
Ce mardi matin, ça aura été la goutte de trop et ils ont choisi de débrayer pour se faire entendre.

Très rapidement sur place, le Président du Département est venu à la rencontre de ses agents pour les entendre et leur proposer des solutions selon leurs attentes. Mais pour chacun, cette visite lui aura aussi permis de découvrir leur réalité.

Dans cet immeuble de Duplessis, résurgence de "la Goutte de lait" des années 1960, plusieurs services tournés vers l'aide sociale à l'enfance cohabitent. Ici se croisent les personnels de la PMI, de la documentation et de la santé, du service de maltraitance, des services généraux, de la comptabilité de la direction de l'enfance et de la famille et singulièrement de l'aide sociale à l'enfance. En tout, une centaine d'agents dont l'action traduit au quotidien la politique sociale du Département.

Au terme de la visite de sa visite sur place, le président du Département s'est engagé à 

- mettre en place une expertise du bâtiment et des alentours d'ici fin septembre pour voir comment sécuriser les lieux.

- organiser une nouvelle rencontre prévue au terme de cette expertise en septembre

Dans l'immédiat, une entrée réservée au personnel sera mise en place et le nombre d'agents de sécurité sera doublé, passant de 2 à 4.