Les jeunes du territoire sont-ils dépréciés par les entreprises guadeloupéennes ?

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Depuis le début des élections, nous donnons la parole aux jeunes sur des sujets de société les concernant. Il y a-t-il un manque de confiance de la part des entreprises envers les jeunes guadeloupéens ? C’est la question que s’est posée la rédaction de Guadeloupe la 1ère cette semaine.

La semaine dernière, nous voulions savoir comment faire pour qu’ils ne quittent plus le territoire. Si la réponse réside dans le fait d’offrir des opportunités professionnelles à la jeunesse Guadeloupéenne, pourquoi les entreprises ne laissent pas une chance aux locaux ?

Ce lien difficile entre la jeunesse et le monde de l’entreprise passe par plusieurs étapes clés. Les jeunes sont déjà freinés sans être encore diplômés, car trouver une alternance ou un stage est déjà compliqué.

Une insertion ralentie par plusieurs facteurs

Si certains diront que la complexité pour trouver une alternance ou un stage, notamment dans ce monde post-covid, n’est pas que Guadeloupéenne mais bien française dans sa globalité, la situation des jeunes se durcit par la suite. 

La réalité que vivent, ou subissent, les jeunes du territoire est qu’ils seraient confrontés à des murs après l’obtention de leur diplôme. Trop de pistons, trop de préjugés, les jeunes dénoncent devant notre micro une accessibilité compliquée au monde du travail en Guadeloupe.

Tous les secteurs ne sont pas touchés de la même manière par cette injustice. Le monde de la médecine, en grand besoin de main d'œuvre, fait tout pour garder les étudiants du secteur médical. 

Un problème qui nécessite une réelle étude anthropologique

Un manque de cohérence, c’est ce face à quoi nous sommes surtout confrontés. Si la majeure partie de la population semble avoir conscience du problème que représente l’exode de la jeunesse (lien article), les personnes en charge de recruter, elles, ne font rien. D’après une étude de l’INSEE qui date de 2019, le pourcentage de jeunes actifs entre 15 et 29 ans en Guadeloupe est de seulement 39 %. Celui de l’Hexagone est de 53 % pour la même tranche de la population. Un écart significatif.

Une situation qui nécessite une analyse en profondeur de la société antillaise, qui quand elle est à des postes à pourvoir, ne semble pas laisser de place à sa jeunesse.