Les professionnels de santé divisés, en Guadeloupe, sur le projet gouvernemental de rendre la vaccination obligatoire pour les soignants

Préparation d'une dose de vaccin Pfizer-BioNTech
D'un côté, ceux qui vantent l'immunité collective ; de l'autre, ceux qui doutent des sérums anti-Covid proposés. Même le corps des soignants reflète les oppositions qui existent, au sein de la population, au sujet de la vaccination. Pour autant, Jean Castex envisage de ne plus leur laisser le choix.

A n'en pas douter, la vaccination divise la population française, particulièrement en Guadeloupe : il y a les pour et les contre.
L'Etat prône son recours massif, afin d'aboutir à l'immunité collective au sein du pays, mais est confronté à la fronde des méfiants, qui n'ont pas confiance en ce sérum anti-Covid-19.

Parmi ces derniers, on compte plusieurs personnels de santé qui, peut-être, n'auront plus le choix, puisque le premier ministre, Jean Castex, envisagerait d'élaborer une loi permettant de rendre la vaccination des soignants obligatoire, selon une source gouvernementale de l'Agence France presse (AFP). Une large consultation sera lancée, dans ce but.

Un projet vécu comme une pression par certains

Au fil du temps, les vives incitations à la vaccination, par l'Etat, se transforment en obligation.
Soucieux d'atteindre l'objectif des 80% de vaccinés, d'ici le mois de septembre, l'exécutif a émis cette idée de contraindre, dans un premier temps, les personnels des Etablissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et hôpitaux. 

La Haute autorité de santé penche en faveur de cette option, si la couverture vaccinale des professionnels de santé ne progresse pas rapidement, tout en estimant que "l'incitation et la conviction sont les approches les plus pertinentes". 
Autre avis favorable à cette initiative : celui de la Fédération hospitalière de France, qui s'est dite favorable à "une vaccination obligatoire des professionnels de santé et tous ceux qui sont au contact des patients".

Les soignants qui refusent de se faire vacciner parlent de pression, qui génère du stress et de l'angoisse.
Soumiaa Sayah, infirmière libérale en Guadeloupe, rappelle que des doutes subsistent, quant aux effets secondaires des vaccins proposés par les différents laboratoires, contre la Covid-19 :

©Laetitia Broulhet et Bruno Pansiot-Villon - Guadeloupe la 1ère

 

Autre personnel soignant opposé à l'obligation de la vaccination : Jade Nannette, infirmière au service de diabétologie-endocrinologie du Centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe (CHUG), est bien décidée à ne pas se laisser faire. Elle refuse catégoriquement de se faire vacciner et entend faire respecter son libre choix :

©Laetitia Broulhet et Bruno Pansiot-Villon - Guadeloupe la 1ère

 

Une décision logique pour d'autres

Et puis il y a les Pour. Ceux qui se sont d'ailleurs déjà fait vacciner, parce qu'ils estiment que le plus important est d'aboutir à l'immunité collective, pour sortir du cauchemar dans lequel nous a plongé le coronavirus, il y a près de 16 mois.

Parmi eux, citons le Dr Dominique Charpentier, ophtalmologiste en Guadeloupe, qui conseille à ses patients d'accepter les deux injections proposées... comme d'autres vaccins ont été précédemment préconisés, voire imposés :

©Laetitia Broulhet et Bruno Pansiot-Villon - Guadeloupe la 1ère


Bien que les indicateurs de l'épidémie de Covid-19 vont decrescendo, dans l'Hexagone comme en Guadeloupe, les autorités craignent une nouvelle vague, en raison de la présence du variant Delta (Indien), sur le territoire.