Les sages-femmes vont pouvoir pratiquer des IVG chirurgicales en milieu hospitalier

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Sage femme et patiente
©ARS Guyane
Pour le moment, 18 établissements de santé en feront l’expérience ! C’est un décret de loi qui l’annonce, à titre expérimental, les sages femmes en milieu hospitalier pourront désormais, pratiquer des interruptions volontaires de grossesse dites chirurgicales. C’est donc un transfert de compétences de plus pour les sages femmes et la possibilité de donner accès à l’IVG à plus de femmes

L’arrêté est paru à la fin de l’année 2021, Il prévoit une expérimentation dans 18 hôpitaux et établissements de santé en France. Les sages femmes qui pratiquent déjà l’IVG médicamenteuse, seront désormais habilitées à réaliser des interruptions volontaires de grossesse chirurgicales. La mesure pour l’heure expérimentale, devrait se généraliser courant 2023. Une nouvelle compétence pour une profession qui se voit d’année en année redéfinie et qui est expliquée par l’Etat comme le moyen de soutenir l’avortement et de faciliter l’accès aux femmes à l’IVG quel que soit leur lieu de domicile et leur situation.

Pour accéder à cette compétence, les sages femmes en milieu hospitalier devront évidemment être formées mais seront-elles en nombre suffisant dans les services maternité des hôpitaux. Là est la question. 
Pour Myriam Attine, sage-femme coordinatrice au CHU, en charge de l’unité d’hospitalisation à domicile en Obstétrique, cette nouvelle compétence attribuée aux sages femmes est une bonne chose et en parfaite ligne avec le métier de sage-femme.

Myriam Attine, sage-femme coordinatrice au CHU, en charge de l’unité d’hospitalisation à domicile en Obstétrique

Cette expérimentation de l’extension de l’IVG chirurgicale aux sages femmes en milieu hospitalier ne peut se faire sans une formation poussée des professionnelles.

Myriam Attine, sage-femme coordinatrice au CHU, en charge de l’unité d’hospitalisation à domicile en Obstétrique

Femme test grossesse
©IVG Réunion

Karine Lauzis-Cointre est, quant à elle, sage-femme libérale à Basse-Terre. Selon elle, cette nouvelle compétence donnée aux sage-femme excerçant en milieu hospitalier, est l’occasion d’assister les patientes à tous les stades de leur vie de femme.

Kareen Lauzis-Cointre qui pratique déjà l’IVG médicamenteuse

Depuis plusieurs années, le nombre de sage femme diminue et de plus en plus, on assiste à la création des maisons de naissance au sein desquelles les sages femmes peuvent pratiquer en libérale. Dans ces maisons il ne sera pas question de pratiquer d’IVG chirurgicale qui nécessite un bloc opératoire et un suivi sanitaire stricte. Cette avancée du rôle de la sage femme est à comprendre de façon plus large quant à l’accompagnement des patientes. En effet, Les missions de la sage femme ne se résumant pas uniquement à la grossesse mais bien à tous les aspects de la vie des femmes.