Lutte contre le travail dissimulé : opération de contrôle, sur le chantier du futur CHUG

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CHUG rue des Caraïbes
©J-M. Mavounzy

Presque rien à signaler de répréhensible, ce jeudi, sur le chantier du futur CHUG aux Abymes. Seul un ouvrier Surinamais y travaillait sans autorisation. Tel est le bilan du contrôle interservices mené, notamment contre le travail dissimulé. Mais les acteurs étaient avertis de l'opération...

Une vaste opération de contrôle a été menée, ce jeudi 3 juin 2021, dès 8h30, sur le chantier du futur centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe, à Dothémare/Les Abymes, en présence du substitut du procureur de la République.
Toutes les administrations concernées étaient présentes, notamment l'Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d'allocations familiales (URSSAF), l'Inspection du travail, la Direction départementale de la police aux frontières (DDPAF) et la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP). Plus d'une trentaine de policiers de la sécurité publique étaient présents, pour la sécurisation des lieux.
Cette opération anti-fraude a été organisée dans le cadre de la semaine Europol de lutte contre le travail dissimulé, du 31 mai au 07 juin 2021.

Sur place, 513 personnes ont été contrôlées, tous corps de métiers confondus. Elles interviennent pour le compte d'une vingtaine de sociétés mobilisées sur ce chantier.

Les ouvriers sont de différentes nationalités : française, espagnole, roumaine, portugaise et angolaise.
Un seul travailleur oeuvrait sans autorisation de travail, sur le site. Il s'agit d'un ressortissant Surinamais, en situation régulière, avec un titre de séjour valide en Guyane ; il est donc autorisé à travailler en Guyane, mais pas en Guadeloupe. Il a été convoqué, ainsi que son employeur.

Il faut dire que le chantier avait été avisé de la tenue de ce contrôle. Les ouvriers ont d'ailleurs avoué avoir été sensibilisés expressément, sur les conditions de sécurité, sur le chantier, ce jour-même, avant la venue des fonctionnaires. Ainsi, tous portaient leur équipement de sécurité (casque et chaussures de rigueur) et avait en leur possession leur carte d'identification professionnelle du BTP.

L'inspection du travail a centralisé toutes des fiches établies, qu'elle visera ultérieurement, pour voir s'il y a des manquements, quant aux conditions d'embauche de certains salariés.