Marc Rochet,président du groupe Dubreuil Aero, conteste le financement du plan de sauvetage de Corsair

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Air Caraïbes et Corsair
©Air journal
Le plan de sauvetage de la compagnie Corsair s'élève à près de 300 millions d'euros, dont près de la moitié apportés par l'Etat sous forme de prêts et d'exonérations de charges. Pour Marc Rochet, il y a un risque de "concurrence déloyale" et de déséquilibre du marché aérien sur les Outre-mer.
 
Un plan de sauvetage de 297 millions d'euros, dont 141 millions apportés par l'Etat soit quasiment la moitié de l’enveloppe globale.
Certains ont du mal à digérer l’annonce gouvernementale.
Marc Rochet, le président du groupe Dubreuil Aero qui regroupe Air Caraïbes et la compagnie low cost French Bee est très remonté !
Il a fait état lundi de son « extrême inquiétude » sur le risque de distorsion de la concurrence. Les aides d’État, le « responsable de l’argent sacré des contribuables », ne doivent pas « porter préjudice aux compagnies saines qui sont en place ».  Il estime que cet argent va servir à renforcer la flotte de Corsair et non résorber son déficit « structurel ». Il ajoute :

une aide d’État n’est pas faite pour faire de la croissance en termes de flotte ou de routes

Marc Rochet, président du groupe Dubreuil Aero

Dubreuil Aéro avait lui-même bénéficié d’un Prêt Garanti par l’Etat de 150 millions d’euros.
Que compte faire le président du groupe Dubreuil Aero ? Attendre ! Attendre  la décision de Bruxelles concernant le plan de Corsair.
Quant au PDG de Corsair, Pascal de Izaguirre, il lui répond que

« compte tenu du caractère exceptionnel de la crise, et personne ne conteste que le transport aérien fasse partie des secteurs les plus affectés et les plus sinistrés, aucune compagnie aérienne ne peut traverser cette crise sans aide de l’État »

Et de rappeler que ces subventions publiques « sont des prêts qui seront intégralement remboursés ».