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Martinique : Trois suicides en 3 semaines à la prison de Ducos

Un détenu d'une cinquantaine d'années s'est donné la mort, à la prison de Ducos, en Martinique. Le 3ème suicide dans l'établissement en 3 semaines. Récemment, les syndicats avaient alerté sur les conditions de détention d'un autre prisonnier refusant de se nourrir et baignant dans ses excréments. 

© Raphaël Bastide
© Raphaël Bastide
  • Guadeloupe 1ère
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Un détenu d'une cinquantaine d'année s'est donné la mort, dans la nuit de dimanche à lundi, au centre pénitentiaire de Ducos, en Martinique. Il a été retrouvé mort dans sa cellule, vers 1 heure, ce lundi matin. 

3ème suicide

Tragique découverte, à la prison de Ducos, durant la nuit. Celle d'un homme qui s'est suicidé par pendaison, dans sa cellule. Selon Martinique 1ère, l'homme avait été placé en détention, dimanche pour des faits de violences conjugales. Une récidive... Le quinquagénaire avait déjà été libéré le 25 octobre dernier, pour des faits similaires. 
Il s'agit du troisième suicide en 3 semaine en prison. Le 17 octobre dernier, 2 autres détenus s'étaient également pendus à quelques heures d'intervalle. 
Le premier, un homme de 37 ans, incarcéré pour une peine de 10 mois d'emprisonnement. Il devait sortir au début de l'année 2018. Selon Patrick Louvounou, porte-parole du SLP FO du centre pénitentiaire, il se serait senti rejeté par sa famille, préférant en finir avec la vie. Il s'était tailladé l'artère fémorale, avant de se pendre aux barreaux de sa cellule. Il avait été retrouvé au petit matin. 
Quelques heures plus tard, vers 13 heures, c'est un détenu de 42 ans qui se pendait à son tour. L'homme condamné pour vol devait, lui aussi, être prochainement libéré. 

Un autre détenu à "l'état animal"

Ces dernières semaines, la prison de Ducos a régulièrement fait la une de l'actualité. En raison de ces deux suicides, mais également d'un autre cas, celui d'un détenu "dans un état animal". Incarcéré depuis le mois d'août, il refuserait de se nourrir depuis 3 semaines. 
Vendredi dernier, Patrick Louvounou expliquait que le prisonnier ne dialoguait pas et se trouvait dans un "état psychologique et physique délabré". Pire, il baignerait dans ses excréments et ses urines. 
Son transfert vers un établissement plus adapté dans l'Hexagone a été demandé par les syndicats. 

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