Menace de grève des stations-service Total en Guadeloupe en raison de tensions avec le repreneur

Enseigne d'une station-service du groupe pétrolier français Total/Energie (illustration).
Vers une grève dans les stations-service Total ? Le syndicat des produits pétroliers de Guadeloupe menace de passer à l’action. En cause, des tensions dans six stations-service reprises par Sodicentre. Selon le STPPG, l’entreprise ne respecterait pas les droits des salariés. Si aucune rencontre n’a lieu avant le 24 février à minuit, la grève sera déclenchée. Une vingtaine de stations Total pourraient être impactées. Le syndicat réclame un entretien avec la direction.

Faut-il s’attendre à une grève dans les stations-service Total en Guadeloupe ? Le syndicat des travailleurs des produits pétroliers de Guadeloupe (STPPG) met la pression sur la direction de Sodicentre qui a repris six stations en Guadeloupe. Il lui laisse jusqu’au 23 février pour ouvrir le dialogue, après trois demandes restées sans réponse.

Un ultimatum jusqu'au 24 février

Passé ce délai, une grève sera déclenchée dès le 24 février à minuit. Une vingtaine de stations-service pourrait être impactée. En cause, des tensions dans les six stations-service reprises par Sodicentre. Selon le STPPG, l’entreprise ne respecterait pas les droits des salariés.

Malheureusement, on est obligé d'en arriver là avc la direction de Total. Sodicentre a fait le choix de ne pas nous répondre. Nous avons décidé d'envoyer un ultimatum pour le respect des droits acquis des salariés.

Luc Rubbens, secrétaire général du STPPG

Le silence de la direction

Le syndicat rappelle dans son courrier que "les employés des stations-service sont rattachés au fonds de commerce". (Articles du Code du travail 1224-1 et 1224-4)

Lorsqu'il y a reprise par une autre société et transfert de contrats, le propriétaire de fonds de commerce doit s'assurer que les droits des salariés sont bien respectés et tout ce qui leur est du est bien payé. Ce n'est pas à Sodicentre ou à une quelconque société repreneuse de payer tout cela.

Luc Rubens, secrétaire général du STPPG

Du côté de Sodicentre, la direction parisienne reste silencieuse, affirmant ne pas avoir encore reçu la plateforme de revendications du syndicat.

Communiqué (1) du STPPG du 12/02/2025
Communiqué (2) du STPPG du 12/02/2025