Mesures anti Covid-19 : quelles adaptations seront décidées en Guadeloupe et dans les îles du Nord ?

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Macron Castex Rochatte
Quelles adaptations les autorités vont-elles décider pour la Guadeloupe et les îles du Nord, après l’annonce, par le chef de l’Etat, d’un reconfinement national, dès demain ? Nous serons fixés aujourd’hui, avec les interventions du Premier ministre et du préfet de Guadeloupe.

Reconfinement dans l'Hexagone... et en Outre-mer ?

Tout en décrétant le reconfinement pour tous, dans l'Hexagone, jusqu'au 1er décembre 2020, lors de son allocution à la Nation, ce mercredi 28 octobre, Emmanuel Macron a aussi évoqué des adaptations dans les Outre-mer, où les situations sont très contrastées, dans l'actuel contexte de crise sanitaire.
Les écoles du premier degré, les collèges et les lycées resteront quant à eux ouverts, avec un renforcement des protocoles d'accueil des membres de la communauté scolaire.
Par ailleurs "le travail pourra continuer" a précisé la président de la République. Extrait :

C'est ce jeudi 29 octobre, que nous en saurons davantage, quant à l'adaptation des mesures nationales, dans nos territoires, singulièrement pour la Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy.
Deux rendez-vous d'importance sont à suivre aujourd'hui, donc :
  • Le premier ministre, Jean Castex, prendra la parole à 13h30 (heure de Guadeloupe) pour préciser les mesures restrictives, pour faire face à la Covid-19, ainsi que celles qui seront appliquées en Outre-mer ;
  • Puis, à 16h00, le préfet de la région Guadeloupe, Alexandre Rochatte et la directrice de l'Agence régionale de santé (ARS), Valérie Denux, entreront dans les détails, depuis la sous-préfecture de Pointe-à-Pitre, pour ce qui concerne notre archipel et les îles du Nord. Ce sera aussi l'occasion, pour les autorités locales, de faire le point sur l'évolution du virus, chez nous.
 

Port du masque dès 6 ans

Jean Castex a déjà précisé, ce jeudi matin, devant l'Assemblée Nationale, que le port du masque sera désormais étendu aux élèves du primaire, dès l'âge de 6 ans. La Guadeloupe est-elle concernée ? La réponse est attendue dans quelques heures.
 

En Guadeloupe

Il est à noter que certaines mesures annoncées, hier, par le chef de l'Etat, sont déjà en vigueur en Guadeloupe, touchée, bien avant l'Hexagone, par la seconde vague de l'épidémie. C'est le cas :
  • de l'interdiction des rassemblements privés ;
  • de la fermeture des bars et boites de nuit ;
  • la priorité accordée au télétravail
Les cours, à l'Université des Antilles, sont d'ores et déjà partiellement dispensés en ligne.
Le maintien de l'activité, dans le BTP, l'agriculture et l'industrie sont aussi la règle, chez nous.

Les ajouts, au national, par rapport aux mesures actuellement appliquées en Guadeloupe, sont les fermetures de commerces, des restaurants, des lieux non essentiels recevant du public, la restriction de circulation (avec le retour des fameuses attestations, pour pouvoir se déplacer) et l'interdiction de se rendre d'une région à l'autre (sauf pour les retours de vacances de la Toussaint). A nouveau d'actualité aussi, dans l'Hexagone : la fermeture des frontières avec les pays étrangers ; seules celles entre pays européens resteront franchissables.
Chez nous, c'est donc le préfet qui a la latitude, pour appliquer, ou non, ces restrictions.

Côté réactions, le Président de la Région Guadeloupe constate qu’Emmanuel Macron doit jouer à l’équilibriste, pour préserver la santé de la population, tout en sauvegardant l’économie.

Ary Chalus - Choisir une réponse

Pour Ary Chalus, le Président de la république a dû composer entre le marteau et l’enclume.

De son côté, la Présidente du Département salue le choix de maintenir ouverts les établissements scolaires. Josette Borel-Lincertin estime que la situation sanitaire, en Guadeloupe, ne nécessite pas un durcissement des mesures actuelles.

Josette Borel Lincertin - Pas de nécessité de durcissement en Guadeloupe


Evoquons tout de même les derniers chiffres de l’épidémie, qui ont été publiés, hier après-midi, par l’ARS. Ils montrent que la circulation du virus continue de ralentir, mais toujours de manière très lente : 262 nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés, au cours de la semaine dernière, sur 2 377 tests PCR effectués.
Le taux d’incidence demeure au-dessus du seuil d’alerte.
11 nouveaux décès sont à déplorer ; ce qui porte à 126 le nombre total de morts depuis le début de l’épidémie.
 

Dans les îles du Nord

La préfète de Saint-Barthélemy et Saint-Martin a décidé, dès hier, de ne pas prendre de nouvelles mesures, compte-tenu, explique Sylvie Feucher "de la situation sanitaire et de la proximité de la saison touristique".
Sur la semaine du 19 au 25 octobre, 25 cas supplémentaires de Covid-19 ont été enregistrés, à Saint-Martin et 6 à Saint-Barthélemy.
Les mesures déjà en place restent, donc, en vigueur : notamment la fermeture des bars et restaurants à minuit, ou encore l’interdiction des rassemblements de plus de 6 personnes sur la voie publique.

Plus que jamais, les efforts doivent être poursuivis (...) Si la situation sanitaire devait dégénérer, en raison de comportements individuels, une mesure de confinement serait immédiatement adoptée.

Sylvie Feucher, préfète des îles du Nord

La représentante de l'Etat à Saint-Barthélemy et Saint-Martin dénonce les fêtes organisées sur des plages de Saint-Martin, le week-end dernier. Des procédures administratives sont en cours, pour fermer les établissements concernés. 

A consulter le communiqué de la préfecture :
Communiqué de presse - 28.10.2020
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