Mobilisation des "Oubliés" de la crise sanitaire : la préfecture a détaillé les mesures d'accompagnement à leur profit

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Professionnels de l'événementiel et du spectacle
©Eddy Golabkan
La mobilisation des "Oubliés" de la crise Covid a porté ses fruits : le préfet de Guadeloupe a détaillé les mesures d'accompagnement dont ils bénéficieront, pour compensation partielle de leurs pertes financières. Parmi ces professionnels, plusieurs n'ont repris aucune activité depuis 6 mois.

De la crise au cri de détresse

Les professionnels des métiers du spectacle, de l'évènementiel, du monde de la nuit, des restaurants et des débits de boissons se disaient les "Oubliés sacrifiés" de la crise sanitaire, alors que depuis mi-mars 2020, nombreux sont ceux qui n'ont pu reprendre leur activité, alors que d'autres sont les victimes de la gestion de la lutte contre la Covid-19. Le fait est qu'aucune aide, ni accompagnement spécifiques ne leur étaient proposés, à hauteur des pertes subies par leurs entreprises.

A défaut d'avoir été reçus par la classe politique locale (ce qu'ils déplorent et dénoncent), ils ont été entendus, ce lundi 28 septembre 2020, en fin d'après-midi, par le préfet Alexandre Rochatte.

Mais d'abord, il leur a fallu faire grand bruit, comme on peut le voir dans ce reportage d'Eddy Golabkan (images de Thierry Philippe, Ludovic Gaydu et Olivier Duflo) :
©Guadeloupe La 1ère

Ces professionnels dont les secteurs font l’objet de mesures de fermeture administrative, solidaires dans la crise économique qu'ils subissent, ont donc été reçus en préfecture, hier après-midi. Et ils n'y sont pas allés pour rien !


Quel accompagnement ?

Dans la foulée de cette deuxième rencontre avec les professionnels précités, après celle qui s'est tenue la vendredi 25 septembre, Alexandre Rochatte a annoncé des mesures d'accompagnement qui leur bénéficieront. Il est question de :
  • de la prise en charge, à 100%, de l’indemnité d’activité partielle (100 % du salaire net pour les salariés au SMIC, 84% du salaire net dans la limite de 4,5 SMIC) ;
  • de l'exonération de cotisations sociales, pour les TPE-PME fermées administrativement avec une perte de chiffre d’affaires supérieure à 50%. En attendant que la mesure réglementaire soit prise, ces entreprises pourront demander le report de leurs cotisations pendant la période concernée ;
  • de la prise en charge de la perte de chiffre d’affaires, par rapport à l’an dernier, jusqu’à 10 000 € sur un mois, pour les entreprises fermées administrativement de moins de 20 salariés et avec un chiffre d’affaires inférieur à 2 millions d’euros.
Par ailleurs, souligne le préfet, les discothèques continuent à bénéficier des mesures spécifiques annoncées par le Gouvernement :
  • l'exonération de cotisations sociales, du 1er février 2020 jusqu’à la réouverture ;
  • l'accès au prêt garanti par l’État (ou, à défaut, d’accès au PGE, avances remboursables) ;
  • la prise en charge, à 100 %, de l’activité partielle jusqu’à fin décembre 2020 ;
  • l'aide à la prise en charge des frais fixes, dont les loyers, jusqu’à 15 000 € ;
  • l'extension du volet 2 du fonds de solidarité nationale.
Enfin, afin de faciliter l'accès des professionnels, à ces aides, un guichet unique partenarial État/Région/CCI est mis en place, au sein de la Chambre de commerce et d'industrie des îles de Guadeloupe, joignable via l’adresse suivante : restobarevent-covid@guadeloupe.cci.fr.
 

Nota bene 

Dans son communiqué, le préfet affirme que :

Le risque d’être contaminé est ainsi trois fois plus élevé au sein d’un bar et deux fois plus élevé au sein d’un restaurant.

Alexandre Rochatte

Un argument qui fait débat, chez nous, comme outre-Atlantique...


 
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