Mouvement d'humeur à l'Université des Antilles

éducation
AG UNSA UNIVERSITE
©Ch. Danquin

Dans l'atmosphère de contestations qui règnent en Guadeloupe, plusieurs collectifs et syndicats ont souhaité faire entendre la voix de certaines catégories de personnels de l'Université qui s'estiment dépréciés par les attidudes de leurs responsables et mis de côté dans les projets de l'institution

Ils s'étaient donnés rendez-vous dans l'enceinte de l'amphitéâtre Guy Mérault pour tenir une assemblée générale des personnels de l'Université des Antilles à l'initiative de plusieurs syndicats et du "collectif de la lettre ouverte". Une salle qui aura été leur premier combat de la journée pour qu'ils puissent y rester.

Peu après, devant une centaine de personnes, les initiateurs du mouvement déclinent les raisons de leur colère. Comme ils l'avaient fait la semaine dernière alors que se tenait le Conseil d'Administration au cours duquel la nouvelle stratégie de gouvernance de l'Université a été adoptée, plusieurs agents sont venus exprimer leur mal être au sein d'une université où ils s'estiment perpétuellement agressés.

Et dans les critiques formulées contre la présidence de l'Université et la direction du Pôle Guadeloupe, tout passe : le comportement des managers, les projets rejetés, la licence arts et spectacles...autant de points qui leur font dire qu'aucun dialogue n'est possible et espérer que la contestation va s'amplifier pour qu'ils soient entendus

Thierry Césaire, Maître de conférence

En face, le président de l'Université se dit serein. La contestation est le fait d'une minorité sur les campus de Pointe-à-Pître et de Fort de France. Pour la majorité des agents de l'institution, comme d'ailleurs pour son Conseil d'Administration, les décisions prises ont une logique et doivent permettre de mieux gérer l'Université en cassant le moule dans lequel les antagonismes pouvaient croître et bloquer son fonctionnement. 

Eustase Janky, Président de l'Université des Antilles

Une main tendue qui ne semble pas devoir être prise tant le fossé idéologique qui sépare les positions des uns et des autres est large. Et au milieu, il y a le silence de tous ceux qui ne disent rien, la grande majorité des acteurs de l'Université, et dont le silence sera interprêté par les uns et les autres selon ce que bon leur semble.

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