Nouvelle bataille juridique entre le maire du Gosier et un restaurateur de la plage de La Datcha

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Cédric Cornet
©Eric Stimpfling

Le maire du Gosier, Cédric Cornet, était cité à comparaître tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre, ce vendredi 28 mai, pour répondre de plusieurs infractions. Une procédure initiée par un restaurateur de la plage de la Datcha. 

Le maire du Gosier était, ce matin, représenté par son avocat, maître Freddy Brillon pour sa citation à comparaître devant le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre. Cité pour répondre de plusieurs infractions : violences volontaires par une personne dépositaire de l'autorité publique, abus d'autorité et acte attentatoire à la liberté individuelle. 

Le domaine maritime au coeur de l'affaire

Une procédure qui fait suite à l'intervention de l'édile du Gosier, le 21 avril dernier, dans le litige qui oppose la municipalité aux restaurateurs qui empièteraient sur le domaine public de la plage de la Datcha... Depuis plusieurs semaines déjà, le torchon brûle entre les deux parties. En cause, l'usage du domaine maritime. Un bornage de la zone a été réalisé, le mois dernier. Aujourd’hui, il différencie la propriété privée et le domaine public maritime et change la donne pour certains bars, qui voient désormais leur local ou mobiliers installés sur le domaine public maritime. Selon le maire du Gosier, ces derniers vont devoir quitter les lieux ... Et le tribunal administratif a tranché : l’opération de délimitation de la plage est validée.

Deux versions s'affrontent

La procédure instruite par les requérants et conseils de la société La vedette, a été classée nulle et sans suite, a affirmé maître Freddy Brillon... Une évidence pour l'avocat de Cédric Cornet qui a indiqué que la citation "privée" et ne venant pas du procureur, avait été "délivrée hors délai devant la mauvaise Chambre". 

 

Ce que réfute maître Harry Nirelep, avocat du responsable du restaurant La Vedette, le requérant. "L'affaire n'a pas été examinée ce matin, puisqu'il s'agissait d'une audience à juge unique et que, vu la nature des faits reprochés et vu les peines encourues, la formation collégiale (3 juges) s'impose", a indiqué l'avocat. Avant d'ajouter que l'affaire avait été renvoyée au 17 juin prochain, devant le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre.