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Région Guadeloupe : ses actions, face aux risques naturels

Les risques naturels ne sont pas, sur le papier, des compétences des Régions. En Guadeloupe, la collectivité régionale œuvre tout de même à plusieurs niveaux, notamment en contribuant au financement d’actions de prévention, mais aussi en soutenant les acteurs économiques impactés.
 

Plaquette pour une région Guadeloupe durable, responsable et solidaire (sept. 2016). © Région Guadeloupe /
© Région Guadeloupe / Plaquette pour une région Guadeloupe durable, responsable et solidaire (sept. 2016).
  • Par Nadine Fadel
  • Publié le
En quoi la Région Guadeloupe porte-t-elle sa pierre à l’édifice, en matière de prévention des risques naturels et de gestion de crise ?
Nous avons posé la question à la vice-présidente de la collectivité, également présidente de la commission « Environnement et cadre de vie », Sylvie GUSTAVE-DIT-DUFLO, selon qui « la Région intervient en amont et en aval, mais pas pendant ; au moment de la crise et dans les situations d’urgence, se sont les services préfectoraux qui ont la main ».
 

EN AMONT

 
  • Prévention au profit des personnels régionaux
La Région Guadeloupe compte plus de 2 000 agents, installés dans plusieurs infrastructures de l’archipel. Ce sont autant de personnes à sécuriser et de bâtisses à entretenir, parmi lesquelles le siège de Basse-Terre, les annexes et les lycées. Ainsi, comme dans toutes les structures économiques et institutionnelles, un plan de prévention a été mis en place. Il existe aussi une cellule de crise, qui est activée en fonction des alertes, pour protéger les usagers et préserver l’outil de travail.
 
  • Prévention au profit de la population
Pour accompagner la population, la commission « Environnement et cadre de vie » de la collectivité régionale s’appuie sur des associations. Deux exemples :

          - Le « Sismobus » de l’Association guadeloupéenne d’éthique et de vigilance est en partie financé par la Région Guadeloupe. Ce simulateur de séisme, dont le premier modèle a été inauguré en novembre 2014, est un outil mobile de sensibilisation. Objectif : préparer la population et réduire sa vulnérabilité face au risque sismique.

          - La Région est aussi partenaire de la Croix Rouge française, dans le cadre d’un projet d’éducation aux risques naturels. Il s’agit de créer des bandes dessinées, des affiches et brochures, mais aussi d’organiser des conférences et séminaires, à destination du grand public.
Sylvie GUSTAVE-DIT-DUFLO aimerait même aller plus loin et organiser des « serious games », c'est-à-dire des simulations, à l’échelle d’un quartier ou d’une commune, pour que les habitants s’entraînent à vivre des évènements catastrophiques, tels que des séismes ou des submersions marines. De tels exercices, grandeur nature, sont régulièrement menés (tous les trimestres), dans la région de San Francisco, aux État-Unis, où le séisme « Big One » est craint.
La vice-présidente de la collectivité régionale estime que les exercices menés sur notre territoire (Caribe Wave, Richter…) sont encore trop cloisonnés, dans la mesure où la population n’y est pas suffisamment associée.

Autre levier d’intervention : celui de « la recherche et l’innovation », domaine d’action qui incombe à la Région.
En tant que fer de lance des projets européens (FEDER, INTERREG…), la collectivité contribue au financement de nombres de projets, portés par des universitaires, des entreprises privées, des institutions, ou des associations.
Parmi ces projets, plusieurs ambitionnent de renforcer  les connaissances des risques et de leurs impacts potentiels. D’autres visent à informer, sécuriser, voire sauver les populations.

Sachant, enfin, que l’aménagement du territoire est à penser, en accord avec les risques qui pèsent sur l’archipel, la Région n’a pas fini d’œuvrer ; car l’aménagement du territoire et de l’environnement, c’est l’une de ses compétences ! Parmi les chantiers récurrents à mener : des digues et enrochements sur le littoral, l’entretien des cours d’eau  et des réseaux d’évacuation de l’eau, le fauchage et l’élagage des arbres sur le bord des routes.
 

EN AVAL


Après la catastrophe, la Région contribue, par l’intermédiaire du syndicat mixte « Route de Guadeloupe » – aussi placé sous la gouvernance du Département – à rétablir la libre circulation des personnes et à restaurer les axes routiers endommagés et leurs abords.

Relancer l’économie est aussi du ressort de la collectivité régionale. Elle accompagne, donc, les socioprofessionnels sinistrés, dont les agriculteurs et les marins-pêcheurs.
 

EN VIDEO


Extrait vidéo de cet entretien « Alerte Guadeloupe » que nous a accordé Sylvie GUSTAVE-DIT-DUFLO, vice-présidente de la Région Guadeloupe et présidente de la commission « Environnement et cadre de vie » :
Extrait de cette interview réalisée par Nadine FADEL :
 
Plaquette "Pour une Région Guadeloupe, durable, responsable et solidaire" (sept. 2016). © Région Guadeloupe /
© Région Guadeloupe / Plaquette "Pour une Région Guadeloupe, durable, responsable et solidaire" (sept. 2016).

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