S'ils en connaissaient mieux les effets les Guadeloupéens accepteraient plus volontiers de se faire vacciner

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Vaccination anti-covid
©O. Duflo

Depuis le lancement de la campagne de vaccination, près de 4 000 personnes ont reçu au moins une dose de vaccin, soit environ 1 % de la population, alors que dans l’Hexagone, le taux de vaccination est de 3%. Ici, ce ne sont pas les doses qui font défaut, mais plutôt les candidats au vaccin

Pour comprendre les raisons de cette défiance face à la vaccination contre la COVID-19, l’Agence régionale de santé a commandé une étude, réalisée par l’institut Ipsos Antilles. Elle porte sur la Guadeloupe et les Iles du Nord. Les résultats pour la Guadeloupe ont été publiés la semaine dernière.

L’enquête a été réalisée entre le 18 et le 25 janvier, avant donc la détection sur nos territoires, d’une dizaine de cas de variants, plus contagieux. Les Guadeloupéens interrogés sont majoritairement réticents face au vaccin : 20% d’entre eux seulement accepteraient de se faire vacciner tout de suite ; les plus circonspects sont les femmes et les moins de 35 ans, alors qu’un quart des 65-74 ans et un tiers des 75 ans et plus sont prêts à franchir le pas (les seniors étant par ailleurs les plus nombreux à se faire déjà vacciner contre la grippe). 

Salle d'attente pour la vaccination
©O. Duflo

Alors pourquoi 8 Guadeloupéens sur 10 sont-ils méfiants ? Par manque d’informations pour 82%. Pas assez de recul sur ce vaccin anti-Covid, développé trop rapidement, et avec des effets secondaires peu connus. 40% (et près de 50% chez les 75 ans et plus) remettent aussi en cause son efficacité.

Comment lever tous ces freins ? En fournissant à tous les sceptiques plus d’information et des éléments tangibles (à partir des observations à l’échelle mondiale) sur l’efficacité des vaccins et leurs effets indésirables. 60% des Guadeloupéens aujourd’hui hésitants pourraient ainsi changer d’avis. Mais un tiers d’entre eux, soit un quart de la population totale, restent farouchement opposés à cette vaccination. Et là encore, les moins de 35 ans sont les plus réfractaires. Ils sont aussi les plus nombreux à juger très bon leur état de santé ; alors que la moitié de toutes les personnes interrogées (et 60% des seniors) disent souffrir d’au moins une pathologie…

Et s’agissant du volet de l’étude portant sur les Iles du Nord, les résultats seront publiés dans un second rapport.