Bruno Magras souhaite une adaptation locale des motifs impérieux

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Aéroport Rémy de Haenen, Saint-Barthélemy
© Konstantin von Wedelstaedt

Bruno Magras, president de la Collectivité de Saint-Barthélemy, a écrit au ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu pour demander la levée des motifs impérieux pour toute personne au départ et à destination de l’île. Mesure qui s'applique depuis ce mardi 2 février 2021.

Annoncé par le Premier ministre Jean Castex, la semaine dernière, le retour des motifs impérieux a sonné la fin de la saison touristique dans la majorité des régions ultramarines. Une décision prise en raison de la menace des variants, plus contagieux. 

Saint-Barthélemy au rythme des motifs impérieux

À l’issue du conseil de sécurité et de défense nationale du 29 janvier, le gouvernement a décidé, par décret du 30 janvier 2021, le renforcement des critères nécessaires en vue de voyager depuis et vers les territoires d’Outre-mer.

Depuis le 16 janvier, les vols entre les aéroports de Grand-Case à Saint-Martin, de Rémy de Haenen à Saint-Barthélemy, à destination ou en provenance de Pointe-à-Pitre (y compris suite à un transit) doivent être justifiés par un motif impérieux et nécessitent la présentation d’un test PCR de moins de 72 heures.

Ainsi, à l'instar de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Guyane, l'île de Saint-Barthélemy est également soumise aux restrictions d'entrée et de sortie des voyageurs sur son territoire, depuis ce mardi 2 février.
Les motifs impérieux admis sont d’ordre personnel ou familial, de santé relevant de l’urgence ou professionnels ne pouvant être différés. Une déclaration sur l’honneur ainsi que des documents permettant de justifier du motif impérieux doivent être présentés lors de l’embarquement. De plus, les voyageurs à destination de l'île sont dans l'obligation de présenter un test PCR de moins de 72 heures. Avec une mention supplémentaire pour ceux arrivant de l'Hexagone qui s'engagent sur l'honneur à respecter un auto-isolement de 7 jours. 

Ces restrictions concernent également les transports maritimes à destination de Gustavia.

L'exception polynésienne n'est plus

De nouvelles dispositions qui ne sont pas au goût de Bruno Magras. Le président de la collectivité de Saint-Barthélemy a adressé une lettre au ministre des Outre-Mer, Sébastien Lecornu, demandant le rétablissement d'une faculté d'adaptation des règles à chaque territoire, en particulier pour les liaisons aériennes et maritimes vers les pays étrangers et Saint-Martin. En clair, il souhaite la levée des motifs impérieux pour toute personne entrant ou sortant de l’île à compter de ce 2 février 2021. 

Une demande qui pourrait être inspirée du cas de la Polynésie qui, jusqu'à récemment, bénéficiait d'adaptations locales aux motifs impérieux. En plus des raisons autorisées pour voyager, d'autres motifs "adaptés et larges", exclusifs à l'archipel du Pacifique avaient été rajoutés par le haut-commissaire, représentant de l'État sur le territoire, Dominique Sorain, comme la reprise économique, le tourisme ou les manifestations sportives et culturelles. Des assouplissements destinés à éviter des difficultés économiques et sociales

Des exceptions qui ont pris fin en fin de semaine dernière... Sébastien Lecornu, l'a confirmé dans un entretien télévisé. La Polynésie française sera, dès le 3 février, soumise aux mêmes règles que les autres territoires. Le ministre des Outre-mer a évoqué "un mal nécessaire pour que la Polynésie française soit protégée et qu’elle puisse rouvrir au tourisme le plus rapidement possible".