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Tour cycliste de Guadeloupe

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Sainte-Anne et...

Sainte-Anne… ville d'arrivée de la 5ème étape du Tour... Quand a-t-elle été fondée ? Pourquoi porte-t-elle ce nom ? Aujourd’hui, on ne répondra à aucune de ces questions. Seule certitude : l’établissement de la paroisse de Sainte-Anne à lieu la fin du 17ème siècle.

© Guadeloupe tourisme
© Guadeloupe tourisme
  • Maeva Raspail (Stagiaire)
  • Publié le
Si les connaissances concernant ses débuts sont limités, sa croissance économique a, elle, bien été enregistrée. Sainte-Anne est idéalement situé et le commerce et l’agriculture en font  rapidement la commune la plus riche et la plus peuplée de la Grande-Terre. Bien que ce ne soit pas encore une commune mais une paroisse dont l’identité juridique et administrative va être établie en 1691.

Prise de pouvoir administratif

De par son essor économique, elle gagne également de quoi gagner en indépendance administrative.  Mais à cause de la guerre de Sept Ans durant laquelle elle sera détruite par les Anglais, la paroisse perd de son importance et son titre de chef-lieu de la Grande-Terre au profit de Pointe-à-Pitre. Elle devient cependant siège de la sénéchaussée de Grande-Terre en 1769 et celui de l’amirauté. Avec ce dernier titre, le port de Sainte-Anne devient un des points de transports principaux pour les exportations (sucre, rhum). Elle deviendra administrativement une commune durant la fin des années 1830.

Championne de la production de cannes

Sainte-Anne possède une des plus grandes surfaces d’exploitation cannière de toute la Guadeloupe mais de nombreux éléments, l’abolition de l’esclavage, la crise sucrière, la modernisation des équipements, la concurrence, vont lentement mener à la fin de cette suprématie.
Toutefois la ville a su négocier le virage de la fin du siècle et se reconvertir intelligemment, notamment dans le tourisme.
Elle a également un des plus beaux sites Internet de toutes les communes de Guadeloupe (pour celles qui en ont un). Rien que ça.

Révolte

En 1794, on l’a mentionné, souffle le vent de la révolution et de la reconquête qui amène Victor Hugues jusqu’aux côtes guadeloupéennes avec le décret conventionnel d’Abolition de l’esclavage. Mais bien avant, dès 1790, ce vent avait déjà porté jusqu’à notre île les concepts de Liberté, Egalité, Fraternité de la révolution française de 1789.
Sainte-Anne qui, rappelons-le, possède alors sur son territoire plus d’une vingtaine de sucreries et autant d’esclaves qu’il faut pour les faire fonctionner, est la plus peuplée de la Guadeloupe et connaît les premières révoltes d’esclaves de cette époque.
Sainte-Anne est donc terre de résistance pendant la période révolutionnaire et est rebaptisée Fraternité. Tout se passe relativement bien jusqu’à ce que Napoléon rétablisse l’esclavage en 1802. Plus de Fraternité! Retour à Sainte-Anne l’esclavagiste. Ne reste que soulèvements, insurrections et violence puis obéissance jusqu’à l’abolition définitive en 1848... Et notre mémoire.

 

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