Suite de l'affaire Semsamar : de nouveaux soutiens pour Marie-Paule Bélénus-Romana

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Les réactions continuent après l'annonce d'une possible éviction de la directrice générale de la Semsamar, Marie-Paule Bélénus-Romana. Les salariés, mais également des cadres dirigeants guadeloupéens lui témoignent leur soutien. 
Les 380 salariés de la Semsamar regroupés en intersyndicale régionale se disent à la fois choqués, inquiets et en colère concernant la possible révocation de la directrice générale Marie-Paule Bélénus-Romana et le démantèlement annoncé du groupe.
 

Les salariés de la Semsamar s'interrogent 

C’est comme s’ils avaient une épée de Damoclès sur la tête… Dans quelques jours, les salariés de la Semsamar sauront si leur directrice générale est révoquée ou pas et si, il y aura fusion entre la Semamar et la Semag, la Société d’Economie Mixte d’Aménagement de la Guadeloupe.
Les 380 salariés de la Semsamar regroupés en intersyndicale régionale se disent "encore sous le choc des récentes attaques du Président de la République contre la Semsamar et de ses salariés". Dans une lettre ouverte, ils parlent de "stratégie de bouleversement".
Rudy Alexandre est délégué syndical à la Semsamar. Selon lui, à l’heure où la société doit gérer de grands travaux, notamment à Saint-Martin après l’ouragan Irma, les conséquences seraient désastreuses. "Nous avons un outil qui fonctionne bien. Nous ne voyons pas pourquoi, aujourd'hui, on voudrait le changer. La Semsamar est présente sur les 4 territoires. Nous avons fait une réunion avec l'ensemble des collaborateurs pour que tous nos collègues soient au même niveau d'information". Les salariés se demandent s'ils continueront leur mission en tant que bailleur social ou promoteur immobilier". Et semblent voir l'avenir avec un peu d'inquiétude. "Je ne veux pas être pessimiste, mais je ne connais pas une fusion où il n'y a pas eu des dégâts" ajoute Rudy Alexandre. 
 

Même inquiétude des politiques

Plusieurs parlementaires guadeloupéens s’inquiètent pour l’avenir de la Semsamar. Certains se sont exprimés par voie de communiqué. Victorin Lurel, Victoire Jasmin et Hélène Vainqueur Christophe dénoncent le « chantage » de l’Etat qui conditionnerait la reconstruction de Saint-Martin au départ de sa directrice.
Le député de la majorité, Olivier Serva s’alarme lui aussi des rumeurs de démantèlement et d’une mise à l’écart des élus guadeloupéens dans la politique d’aménagement du territoire.
 

Les cadres de Guadeloupe appellent à résister aux pressions

Après les politiques, les cadres dirigeants de Guadeloupe viennent eux aussi à la rescousse de Marie Paul Bélénus Romana. Certain d’entre eux mouille même la chemise en signant une tribune en faveur de la directrice générale de la Semsamar et de s’interroger, en filigrane, sur les amalgames que cette opération menée par l’Etat génèrent dans leur profession.
Le texte est signé entre autres par Henri Yacou, directeur de la Caisse générale de la Sécurité sociale de Guadeloupe, Christian Gatoux, directeur général des services de Cap Excellence, Elizabeth Thibault, directrice du syndicat mixte des transports ou encore Béatrice Pasbeau, directrice général des services de Pointe à Pitre.
Ils pointent du doigt l'attitude de l'Etat dans ce dossier... L’Etat qui "a décidé que Marie-Paule Bélénus Romana serait le symbole de sa volonté de faire expier élus, cadres Administratifs, responsables locaux de tout ordre, sous prétexte qu’ils seraient incompétents voire même corrompus".

Christian Gatoux, signataire de la Déclaration des cadres dirigeants de Guadeloupe

Ce groupe entend se mobiliser, ils seront rassemblés ce soir à 18 heures au centre Rémi Nainsouta, à Pointe-à-Pitre. 

 
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