"Ton beau capitaine" : l'adaptation théâtrale de l'œuvre de Simone Schwarz-Bart, à voir à l'Artchipel, à 17h, cet après-midi

théâtre
Ton Beau Capitaine
©Compagnie Les Heures Paniques - Maud Galet Lalande
Ce samedi 22 janvier, la pièce écrite par Simone Schwarz-Bart "Ton beau capitaine" sera jouée à la salle Anacaona de la Scène Nationale l'Artchipel, à Basse-Terre. La mise en scène est signée Maud Galet Lalande. Rendez-vous à 17h00, en raison du couvre-feu en vigueur.

Maud Galet Lalande propose au public guadeloupéen une adaptation théâtrale de l'œuvre de Simone Schwarz-Bart, "Ton beau capitaine".

Une pièce qui parle de l’exil et du déracinement

"Ton beau capitaine" est un monologue à deux voix.
Wilnor, parti vivre et travailler à 7000 kilomètres de chez lui, est le personnage principal ; il occupe le devant de la scène.
Mais il y a aussi son épouse, Marie-Ange, restée au pays, dont la présence est fantomatique, en arrière-plan.
Ils s’échangent des cassettes audio, envoyées par la Poste et se parlent ainsi à distance.

Tous deux sont incarnés par Lamine Diarra et Mariam Dembele.

"Ton beau capitaine" est un des textes majeurs de la littérature caribéenne, qui évoque l’exil, le déracinement et cette solitude qui enveloppe celui qui part.

C'est un dialogue puisque, vous verrez, Marie-Ange et Wilnor communiquent ensemble. Mais à la fois ce sont deux monologues, puisque les nouvelles, parfois difficiles, parfois mauvaises, que donne Marie-Ange, sont déjà écoulées il y a plusieurs semaines et Wilnor ne peut pas du tout agir dessus. C'est ce qui va expliquer sa frustration, toute sa souffrance te toute la situation de l'histoire.

Maud Galet Lalande, metteuse en scène

Dans cette pièce scénographiée, les deux personnages se rêvent et s’évoquent.

La force de l'écriture de "Ton beau capitaine" c'est qu'elle permet de re-soulever, encore et encore, cette question de l'immigration, mais par le biais de ses émotions collectives, qui nous permettent justement d'être touché et, peut-être, de comprendre la situation des exilés, de la difficulté, de la souffrance inhérente à cela.

Maud Galet Lalande, metteuse en scène

Avec l’apport des arts numériques, le théâtre de Maud Galet Lalande prend vie et formes, sous les yeux des spectateurs, comme un moment suspendu qui convoque notre humanité à tous. 

La pièce mêle de la danse, de la musique et les arts numérique. Un parti pris décidé par la metteuse en scène.

Maud Galet Lalande : "On a décidé, avec l'accord évidemment de Simone Schwarz-Bart, d'enlever toutes les indications géographiques, (...) pour ne pas dire d'où est parti Wilnor et où est-ce qu'il arrive".

Le personnage de Wilnor, écrit par Simone Schwarz-Bart, est un jeune homme qui émigre en Guadeloupe, depuis Haïti, dans les années 80.
Aussi, le comédien qui incarne le personnage devait connaître cette question de l’exil. C’est le cas de Lamine Diarra, alias Wilnor, qui est Malien et qui a dû, il y a plusieurs années, quitter sa terre pour apprendre son métier de comédien, à Paris.
Le jeu de Lamine Diarra était une évidence pour la metteuse en scène.

Maud Galet Lalande : "Il s'est emparé du rôle de Wilnor avec beaucoup de générosité, de précision aussi, beaucoup de force".

A voir la bande annonce de l'adaptation théâtrale de "Ton beau capitaine", ci-dessous :

Bande-annonce du spectacle "Ton beau Capitaine" from Compagnie Les Heures Paniques on Vimeo.

 

A voir ce samedi

La saison se poursuit, donc,  à l’Artchipel, mais avec des horaires adaptées, dans l'actuel contexte de crise sanitaire et d'instauration d'un couvre-feu.

Ainsi, la compagnie Les Heures Paniques présentera au grand public l’adaptation de "Ton beau capitaine", ce samedi 22 janvier 2022, dès 17h, à la Salle Anacaona  de la Scène Nationale, à Basse-Terre.