Protéger les berges des rivières pour préserver l'Environnement et l'Homme

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©J. Babel

Le projet "Protéger" est porté par le Parc National et l'Inraé Guadeloupe en collaboration avec l'UA et l'Inraé Lyon-Grenoble. Il vise a remplacer le génie civil aux abords des cours d'eau par le génie végétal. Sa 2e phase a été présentée le mardi 23 février avec l'excavation de boutures tests.

©Julien Babel - Rémuy Defrance - Karla Nérin - Nadine Fadel / Guadeloupe la 1ère


"Protéger", c'est le nom de ce projet. Utiliser le génie végétal afin de remplacer le génie civil aux abords des cours d'eau. C'est une première en zone tropicale ! L'objectif est multiple : renforcer les berges et donc prévenir les inondations, préserver la biodiversité des milieux aquatiques, ou protéger les habitats et infrastructures en bord de cours d'eau.

La seconde phase établie entre 2019 et 2021 visait à déterminer les espèces qui pourraient s’inscrire de façon optimale dans des chantiers de génie végétal où le bouturage est incontournable, notamment pour des questions de rapidité.

Durant la 1ère phase un inventaire avait été réalisé en coeur de Parc National. 80 espèces avaient été jugées "à potentiel" par les équipes du projet. Finalement 23 d'entre elles ont été conservées pour être testées sous serre.

La diversité, une force

Chaque plante a des spécificités propres qui peuvent contribuer au maintien des sols et à l'enrichissement de la faune. 

Lucie Labbouz, responsable du projet Protéger

Mylène Musquet, directrice adjointe du Parc National

 

 

Deux sites pilotes

C'est sur le sol de la commune de Petit-Bourg que les deux premiers chantiers "grandeur nature" de l'expérimentation seront mis en place. Avant celà, un chantier école sera effectué à Morne-à-l'Eau, pour former ceux qui interviendront sur les chantier de génie végétal.

Fabrice Luce, adjoint au maire de Petit-Bourg en charge du fleurissement du cadre de vie et de l’environnement

L'excavation des boutures était pour les cherceurs l'occasion de distinguer les espèces se développent par bouturage et surtout les caractéristiques de leurs systèmes racinaires.

Dr. Eleonore Mira, chercheuse à l’INRAE et Régis Tournebize, ingénieur agro-écologue à l’INRAE

 

 

Il existe d'ailleurs des fiches espèces détaillées sur la majorité des espèces endémiques, elles sont disponibles sur le site internet du projet :

https://genie-vegetal-caraibe.org/le-genie-vegetal/les-especes-utilisables-en-genie-vegetal/

Liste des espèces du projet qui font l'objet de l'expérimentation « bouturage » présentée ce mardi :

ARBRES ET ARBUSTES

Chimarrhis cymosa (résolu rivière)

Cedrela odorata (acajou amer)

Citharexylum spinosum (bois carré)

Cordia sulcata (maho gran fèy)

Ficus citrifolia

Piper dilatatum (ké a rat)

Piper dussii (ké a rat)

Piper hispidum (ké a rat)

Lonchocarpus punctatus (savonnette rivière)

Phyllanthus mimosoides (fo fougè)

Homalium racemosum (acomat)

Tabebuia heterophylla (poirier)

HERBACEES

Costichum danaeifolium (fougère dorée)

Adiantum latifolium (fougère)

Clidemia hirta (béblé)

Commelina diffusa (kiraj)

Dieffenbachia seguine (siguine)

Gleichenella pectinata (fougère)

Hymenachne amplexicaulis (tompetilla)

Ischnosiphon arouma (awouma)

Ludwigia hyssopifolia (jiwof mar)

Lycopodium cernuum

Sphagneticola trilobata (zeb soley)

Thelypteris reticulata (fougère)

Gynerium sagittatum (cane sauvage)

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