Un service public anti-sargasses lancé par le gouvernement

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COPIL extraordinaire sargasses
Jean-François Carenco, ministre délégué chargé des Outre-mer a réuni un copil exceptionnel afin d'accélérer la lutte contre les sargasses aux Antilles. ©Twitter Ministère chargé des Outre-mer
C'est au cours d'un comité de pilotage exceptionnel, ce lundi 1er août, que le ministère chargée des Outre-mer a annoncé de nouvelles mesures pour la lutte contre les algues brunes.

Lors de sa visite en Martinique et en Guadeloupe, mi-juillet, la problématique des sargasses a été portée à l'attention de Jean-François Carenco, ministre délégué chargé des Outre-mer. 

Depuis de nombreuses années, ces algues brunes envahissent les littoraux de bon nombre d'îles de la Caraïbe. 

Retour des algues sargasses, à Capesterre de Marie-Galante
Retour des algues sargasses, à Capesterre de Marie-Galante ©Mickaël Bastide - Guadeloupe La 1ère


La semaine dernière, l’observatoire régional de surveillance de la qualité de l’air en Guadeloupe et à Saint-Martin constatait une concentration en hydrogène sulfuré sur trois sites : Capesterre-de-Marie-Galante, Sarcelles à Goyave et Grande-Anse à Terre-de-Bas, les Saintes. Gwad’Air avait alors déclenché une pré-alerte.

Si le Plan Sargasses II, a été adopté cette année, avec une enveloppe de 36 millions sur 4 ans, le gouvernement a décidé de mettre en place des mesures supplémentaires. En raison notamment, "des difficultés d'organisation et de mise en œuvre de la collecte" dans certaines collectivités. 

D'où la tenue de ce copil extraordinaire, ce lundi 1er août afin "d'accélérer et innover sur la lutte contre les sargasses" indique le ministère dans un communiqué. 

Ainsi, comme réponse à un ramassage rapide des algues brunes, une "augmentation de 80% de la part de cofinancement de l'Etat sera accordée" jusqu'au 15 octobre. 

Le gouvernement souhaite gagner en "efficacité et mieux structurer la réponse de crise". Il prévoit donc le lancement d'une nouvelle méthode sur les territoires concernés par les sargasses. Il s'agit d'un opérateur unique, un "service public anti-sargasses" qui devrait "centraliser les besoins, moyens, mesures et responsabilités". 

Sa mise en place devrait intervenir au plus tard fin octobre 2022.

Les comités de pilotage locaux se poursuivent, à une fréquence plus soutenue : tous les 15 jours.