Après l'éboulement majeur sur les hauteurs de Deshaies qui s'est produit le 3 décembre dernier, Marc Favre, l'expert indépendant désigné par le tribunal judiciaire de Basse-Terre, a achevé ce vendredi 14 février, son enquête sur le terrain.
Le matin, il s'est rendu sur ce qui reste des parcelles de Savane Paille mais n'a fait aucune déclaration à l'issue de la visite.
En revanche, l'une des victimes du glissement de terrain avait, elle, retrouvé un semblant de sourire. "C'est un peu difficile de revoir le terrain, mais ça va. Maintenant que les choses commencent à bouger, j'espère dans le bon sens, ça va mieux", confie David Questel, l'une des victimes du glissement de terrain.
Le groupe s'est ensuite rendu à l'hôtel de ville de Deshaies pour un nouveau débriefing. À la sortie de la réunion, la direction de la Société antillaise de granulats (SADG), fidèle à son habitude, n'a pas souhaité faire de commentaire. Seules les victimes se sont une nouvelle fois exprimées.
"Cela a été 2 jours intensifs parce qu'il a fallu que l'on revoie tout le factuel, que l'on visite la carrière, que l'on visite les terrains. Donc, maintenant, on va être dans l'attente de cette contre-expertise dont on aura le rapport début avril, si j'ai bien compris. Car, il y a un calendrier qui est un peu compliqué", explique Julie Garcia, une autre victime.
À l’issue de ces travaux, l'expert indépendant devra rendre un premier rapport dans lequel il dira si une reprise partielle de l'activité de la carrière est possible. La SADG souhaite en effet reprendre au plus vite l'extraction de graviers et de roche depuis le front sud.
Un dossier suivi de très près par le préfet de Guadeloupe. Xavier Lefort, qui a participé mercredi à la commission paritaire de l'action publique, a indiqué que "l'idéal serait que le propriétaire de la carrière achète les terrains des personnes qui ont été lésées par l'effondrement de la carrière".
Le dossier comporte un volet fondamental, celui du dédommagement des 10 familles frappées par cet éboulement majeur.