Une marée humaine rose contre le cancer du sein

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Ils étaient plus de 2500 à parcourir le circuit déterminé pour ces foulées contre le cancer. Une manifestation qui, chaque année, prend de l'ampleur et contribue à l'avancée de l'information sur les gestes de prévention contre le cancer du sein. Et la couleur rose portée par tous et par toutes était comme le drapeau unique d'un combat mené au pluriel

Comme les flots d'un fleuve immense et d'un rose uniforme, les foulées de la lutte contre le cancer du sein se sont répandues dans les rues de Jarry ce dimanche matin au rythme des pas des participants.

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 Participants et non concurrents puisque dans cette course annuelle, tous un même objectif : repousser les limites de la lutte contre le cancer du sein. Ainsi, en s'inscrivant, ils ont versé une somme qui leur permet de porter l'emblème de ce combat commun. Mais c'est aussi et surtout, une manière de contribuer au financement de cette lutte et de lui donner les moyens d'aller plus loin dans la recherche et la communication.

Voir tous ces gens habillés en rose, c'est émouvant. Plus de 2500 personnes, c'est énorme pour notre petite Guadeloupe ! Aujourd'hui, tous ces gens ont montré une solidarité, par rapport à la lutte contre le cancer. Le cancer fait des ravages en Guadeloupe. 36% de la population sont atteintes d'un cancer. Nous devons faire bouger les choses, faire avancer les choses en Guadeloupe. Certes, il manque beaucoup de choses mais bientôt nous aurons un bel hôpital flambant neuf, et j'espère que tout va rentrer dans l'ordre.

Martine Canu, présidente du Lions Club

Martine Canu, présidente du Lions Club

2500 participants, c'est 1000 personnes de plus que l'an dernier et c'est surtout une manière de souhaiter que la recherche avance à grandes foulées pour que des vies soient sauvées. On ne le dit pas assez mais aujourd'hui en Guadeloupe, responsable du décès près d'une cinquantaine de Guadeloupéennes, en moyenne par an, le cancer du sein est la première cause de décès féminin par cancer.

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Le programme national de dépistage organisé du cancer du sein invite tous les 2 ans les femmes âgées de 50 à 74 ans à effectuer une mammographie de dépistage, complétée par un examen clinique des seins (observation et palpation).

La nécessité de diminuer les facteurs de risque de développer un cancer du sein

Selon Santé publique France, parmi les facteurs de risques connus du cancer du sein, des facteurs liés au mode de vie ont été identifiés, notamment la consommation d’alcool, le tabagisme, surpoids/obésité et le manque d’activité physique.

Pour en savoir plus Voir : Dépistage organisé du cancer du sein : évaluation du programme dans les DROM