Une pétition lancée par des citoyens "contre les violences exercées au sein du CHU de Guadeloupe"

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Pétition en ligne contre les violences exercées au sein du CHU
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En un peu plus de 48 heures, cette pétition en ligne a engrangé plus de 3 000 signatures... Une pétition contre la prise d’otage du centre hospitalier universitaire et contre les violences qui y ont exercées…

Face aux exactions qui se multiplient en marge de la mobilisation du collectif contre l’obligation vaccinale et le pass sanitaire, un autre visage de la société civile fait entendre sa voix. Les incidents au CHU de la semaine dernière ont visiblement fait déborder le vase d’une contestation qui était jusque-là restée silencieuse.

Une pétition intitulée "Non à la violence, non au dogmatisme" dont les auteurs se disent issus de tous milieux socio-professionnels, a été mise en ligne sur change.org. Ce lundi 20 décembre peu avant 7 heures, elle comptait près de 3 500 signataires. 

Dans cette pétition, les mots utilisés à l’encontre du collectif contre l’obligation vaccinale et le pass sanitaire, qui a entamé un mouvement de grève générale le 15 novembre, sont très forts. Et dès le début du texte.

Quand des organisations syndicales tournent définitivement le dos à toute éthique humaniste, et ne sont mues que par le dogmatisme écervelé et la haine, alors ce sont des organisations moribondes.

Trop, c’est trop ! 

Extrait de la pétition en ligne

C’est un appel contre la prise d’otage du CHU qu’ils disent lancer et aussi contre les violences qui ont été commises au sein de l’établissement.

Ne serait-ce que la semaine dernière, le bureau du directeur, Gérard Cotellon, déjà menacé de mort à plusieurs reprises, a été caillassé… Le véhicule du directeur de la communication également.

Mais depuis des semaines, insultes, menaces et agressions physiques, rythmeraient le quotidien des personnels. Manque de sérénité des soignants et difficultés d’accès au CHU portent atteinte à la bonne prise en charge des patients.
Ce qui est intolérable, inacceptable, insupportable, honteux pour les signataires de la pétition. "Ceux qui demandent la liberté sont les mêmes qui en privent les autres", peut-on lire parmi les commentaires.

Les auteurs de la pétition n’hésitent pas à pointer la responsabilité directe de certains membres du collectif qu’ils qualifient d’ "extrémistes"… Ils ajoutent :

Nous, membres de la société civile, issus de tous les milieux socioprofessionnels et en dépit de nos différences d’opinions politiques :

-        Condamnons avec la plus grande indignation et fermeté, ces actes odieux commis par des individus sans foi ni loi !

-        Affirmons notre consternation face à l’absence de toute condamnation de la part du collectif en lutte

Extrait de la pétition en ligne

Enfin ils concluent en disant refuser d’être entraînés dans une forme de "suicide collectif".

L'artiste Rosan Monza regrette la situation actuelle

Rosan Monza est l’un des signataires. Il a fait part de ses motivations à signer cette pétition.

Rosan Monza (signataire de la pétition)

L'artiste qui s’est engagé en faveur de la vaccination et a eu à subir également des menaces. Se mobiliser en ligner et pourquoi pas dans la rue ? Il explique que les tensions actuelles ne le permettent pas.

Rosan Monza (signataire de la pétition)

 

Pour rappel, selon les derniers chiffres fournis par l’Agence régionale de santé, 92,5% des personnels travaillant dans des établissements hospitaliers et médicaux sociaux sont en conformité avec la loi sur l’obligation vaccinale du 5 août. 703 personnes sont toujours suspendues…