Université des Antilles : l'élection du successeur du Pr Janky se prépare

éducation
Bâtiment administratif de l'UA, sur le campus de Fouillole, en Guadeloupe.
Bâtiment administratif de l'UA, sur le campus de Fouillole, en Guadeloupe. ©univ-antilles.fr
La succession d'Eustase Janky, à la tête de l’Université des Antilles, est ouverte. L'élection du futur président aura lieu le 14 février 2022. Les candidats doivent se faire connaître lundi prochain. Les règles du scrutin sont définies en faveur de la sérénité entre la Guadeloupe et la Martinique.

Depuis le lundi 24 janvier 2022, le professeur Eustase Janky n’est officiellement plus le président de l’Université des Antilles (UA). Il est dorénavant l’administrateur provisoire des deux campus de Guadeloupe et de Martinique ; cela, jusqu’à l’élection de son successeur.

Le scrutin aura lieu le 14 février prochain.

Qui pour succéder à Eustase Janky ?

Aucune candidature n'a encore été déposée, officiellement, à ce jour. 
Les candidats à l'élection à la présidence et à la vice-présidence de l’Université des Antilles ont jusqu'à lundi 31 janvier pour se faire connaître.

Pour la Martinique, deux noms circulent, quant à la succession du Guadeloupéen Eustase Janky : Philippe Hunel, maître de conférences en informatique et Justin Daniel, professeur de science politique.
Pour la Guadeloupe, deux personnes également seraient intéressées par le fauteuil de président : Michel Geoffroy, professeur de mathématiques et Laura Cassin, maître de conférences en littérature française et francophone, sur le campus du Camp Jacob, à Saint-Claude.

Les règles du scrutin

Il y a une petite contrainte, pour ce scrutin : désormais, les trente membres du conseil d'administration de l'UA ne doivent plus seulement élire un président, mais aussi deux vice-présidents, dont un pour chaque pôle ; ces derniers sont choisis par le président lui-même.
Il s'agit donc d'un ticket à trois, ce qui constitue un changement radical, dans les statuts de l'université, validé le 20 décembre 2020.

L'idée est d'éviter de revenir aux querelles de personnes, qui ont entaché l'UA, d'éviter toute personnalisation, toute régionalisation du pouvoir et, donc, de favoriser le travail d'équipe.

Le président doit pouvoir s'appuyer sur ses deux vice-présidents et non en avoir un contre lui, pendant toute sa mandature.

Si on se base sur les résultats de l'élection du conseil d'administration de décembre dernier, les proches du président sortant sont bien placés pour reprendre le flambeau, que ce soit en Guadeloupe ou en Martinique.
Pour le professeur Eustase Janky, la stratégie est de faire émerger une équipe martinico-guadeloupéenne, pour éviter le détricotage de tout ce qui a été entrepris ces cinq dernières années. Car le pire, pour lui, ce serait de revenir à la case départ, c'est-à-dire de revenir à l'époque où les deux pôles s'écharpaient pour s'emparer du fauteuil de président.

Le désormais ancien-président Janky n'étant pas membre du nouveau conseil d'administration, il ne prendra pas part au vote du 14 février prochain. En revanche, il sera le président de la séance du conseil qui élira le nouveau Président - ou la nouvelle Présidente - de l'Université.
La rectrice d'académie, chancelière de l'université des Antilles, Christine Gangloff-Ziegler, sera également présente à ses côtés.