Violences urbaines novembre/décembre 2021 : 8 personnes interpellées, parmi lesquelles un fonctionnaire de police

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©Ministère de l'Intérieur
C'est tôt ce matin qu'a débuté une opération de police judiciaire dans le cadre d'une enquête préliminaire pour association de malfaiteurs en vue de commettre un ou plusieurs crimes commis en bande organisée. 8 individus ont été arrêtés. Un fonctionnaire de police fait partie des interpellés.

C'est une opération de grande envergure qui a été déclenchée, ce lundi matin (17 janvier 2022), dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte par le Parquet de Pointe-à-Pitre. 

Les policiers du RAID et les gendarmes du GIGN ont interpellé vers 6 heures, à leur domicile, 8 personnes, dont un fonctionnaire de police. Placés en garde à vue, tous sont poursuivis pour des faits présumés d'association de malfaiteurs en vue de commettre un ou plusieurs crimes commis en bande organisée, commis lors des émeutes urbaines en novembre et décembre derniers. Et notamment, durant la nuit du 26 au 27 novembre, à Pointe-à-Pitre. 
Cette nuit-là, des policiers avaient essuyé des tirs à balles réelles dans plusieurs quartiers de l'agglomération de Pointe-à-Pitre, lors d'une série d'émeutes et de pillages par des gangs locaux en marge du mouvement de grève contre l'obligation vaccinale. 

"C'est du lourd, c'est du très lourd", confiait une source proche du dossier. Il s'agit là, de chefs de gangs... Les organisateurs... Ceux qui ont planifié et organisé les émeutes avec méthodologie. 
Sans donner plus d'informations sur le statut ou le rôle du fonctionnaire de police interpellé, le procureur de Pointe-à-Pitre, Patrick Desjardins a déclaré à l'AFP relevé des "complicités au sein de la police".

Des saisies incidentes -  la découverte d'objets ou de documents, se rapportant à d'autres infractions que l'officier de police judiciaire découvre fortuitement - ont également été réalisées au moment des interpellations : des armes longues, des armes de poing, ainsi qu'une quantitié non précisée de stupéfiants.

Les gardes à vue devraient durer 96 heures, à l'issue desquelles, les personnes interpellées seront déférées, assure cette même source.