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La voiture, lieu d’éducation de la famille

Les vacances sont l’occasion de nombreuses sorties en famille. Dans la voiture, les échanges entre parents et enfants peuvent porter sur tous les sujets. Pourtant, la manière de les aborder, le ton et mêmes les mots font de la voiture, un lieu d’éducation par excellence
 

  • FJO. (Documentation La Croix)
  • Publié le
Ce n’est pas seulement le temps des vacances qui confère au véhicule familial un tel rôle, il l’a en permanence. Il y a même des périodes critiques puisque, emmener l’enfant à l’école, c’est surmonter l’impatience que génèrent les embouteillages, la retenue qu’il faut avoir lors d’une queue de poissons et le silence qu’il faut observer face à un conducteur indélicat. Et il faut l’avouer, c’est souvent dans la voiture que les plus petits sont exposés pour la première fois aux jurons proférer par les parents dans toutes ces situations puisqu’à la maison, en général, on se surveille.

L’atmosphère de vacances et les raisons de prendre la voiture en famille étant bien différentes à ce moment-là, c’est un autre contexte d’échanges qui s’instaure et donc, une autre manière d’éduquer.
D’ailleurs, la Prévention Routière ne s’y trompe pas. Elle choisit souvent les enfants pour susciter des changements de comportements des adultes, notamment, pour le port de la ceinture ou aussi pour empêcher les jets d’ordure par les fenêtres des voitures.

 Mais la voiture n’est pas seulement un lieu pour l’usage de la bonne éducation, c’est aussi une manière d’apprendre à avoir un bon comportement sur la route et, par extension, dans la vie. On ne peut pas imaginer les conséquences que peut avoir un comportement à risque dans la conduite d’une voiture en présence d’un adolescent ; c’est de fait, un comportement qu’il peut enregistrer comme normal ou susciter en lui un regard désapprobateur vis-à-vis du parent conducteur.

Dans une étude réalisée l’an dernier pour l’Association Attitude Prévention, l’Institut Opinionway relève que :
►89 % des parents reconnaissaient avoir eu, en présence de leurs enfants, un comportement à risques au volant, contre 74 % en 2013.

►Parmi ces attitudes dangereuses : s’emporter contre d’autres usagers (63 %) ; dépasser les vitesses autorisées (61 %) ; conduire en état de fatigue (59 %) ; conduire plus de deux heures sans faire de pause (53 %) ; utiliser son téléphone portable (43 %) ; conduire en ayant bu plus de deux verres d’alcool (17 %).

►Pourtant, les parents se montrent prévoyants : 85 % vérifient que les enfants sont bien attachés ; 83 % vérifient l’état du véhicule. 81 % font attention au chargement du véhicule.

Autant d’éléments qui doivent rappeler à tout un chacun qu’en voiture, pendant la conduite, l’éducation continue.
 

 

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