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« Ecrire est une addiction »

Pierre Appolinaire Stéphenson vient de publier son deuxième recueil de poésie « Incandescences ». Une variation poétique sur l’amour, la Guyane, le devoir mémoriel.

Pierre Appolinaire Stéphenson © CL
© CL Pierre Appolinaire Stéphenson
  • Par Catherine Lama
  • Publié le , mis à jour le
Cordial, souriant Pierre Stéphenson affiche une cinquantaine épanouie. L’ancien commandant de police se livre sans détour sur sa passion : la poésie. A la retraite depuis 5 ans, il s’est plongé dans l’écriture. Une pratique qui remonte à une quinzaine d’années et à laquelle il se consacre pleinement aujourd’hui.  Pour moi l’écriture est une activité passionnelle et la poésie un cheminement sur plusieurs plans. Au départ c’était un jeu et maintenant c’est une addiction. Je me lève la nuit pour coucher mes idées sur papier. J’ai un toc, je n’écris que sur des demi-feuilles. 

Guyane tant aimée

En 2011, il publie ses premières poésies « Mots Mêlés ». Un ouvrage bien accueilli  et  dans lequel il dévoile son amour pour son pays la Guyane.
«Longtemps j’ai erré, solitaire, à la recherche d’un simple bonheur. Auprès de toi, je l’ai enfin trouvé O ma Guyane chérie». Au fil des titres toujours associés à des dolos (proverbes populaires en créole)  et des illustrations, le lecteur découvre les obsessions, la quête de bonheur de l'auteur. En feuilletant ce recueil, il s'imprègne aussi de toutes ses sources d’inspiration tirées de sa vie quotidienne : un premier émoi, une rupture, une tempête en forêt guyanaise…
Avec « Incandescences », le poète continue son cheminement onirique sur les sentiers  d’une Guyane toujours plus idéalisée tel ce texte "Ma terre - terre rouge, latéritique, couleur de sang...". L'écrivain Serge Patient qui a préfacé l'ouvrage avertit le lecteur : ce recueil de poèmes se lit comme une chronique de petits faits divers qui émaillent l’existence d’un homme…  comme un fabuliste, l’auteur cherche toujours à dégager la morale de l’histoire. 
© CL

"Je veux donner du rêve..."

Pierre Stéphenson s’inspire, certes, du quotidien mais il  avoue :  l’inspiration n’est pas suffisante. Je m’astreins à 4 heures d’écriture quotidienne. Je travaille sur la musicalité des mots, leur sens. J’ai une exigence de qualité.  Dans cet ouvrage, il se dévoile davantage. Si la Guyane reste son obsession, les poèmes « Açaï Wassai » ou « La battée »   en sont des exemples, les faits marquants de sa vie s’y retrouvent aussi. Une grave maladie surmontée avec l’aide de la prière lui a ouvert le chemin d’une spiritualité qui se retrouve dans le titre « Prière ».
Le poète solitaire, image d’Epinal pour l’auteur ? :  Je ne suis pas solitaire mais j’aime la solitude car elle permet l’introspection et la réflexion. Tout comme je ne peux pas me passer d’activités sportives qui m’aident aussi à écrire.
A l’orée de sa retraite, l’auteur s’est choisi à une nouvelle voie, celle de l’écriture onirique : … je veux donner du rêve , à tous les cœurs arides, desséchés, incapables d’éprouver le moindre sentiment, car derrière les nuages brillent mille soleils… ». Mais la fiction l’attire aussi irrésistiblement et il s’y est plongé avec délectation. Les lecteurs devraient profiter de sa riche imagination d’ici deux ans, le délai que s’est fixé Pierre Appolinaire Stéphenson  pour ce nouveau challenge littéraire.
Ses références littéraires

Pierre Appolinaire Stéphenson est séparé et père de 5 enfants.
Ses références littéraires sont Serge Patient, Elie Stéphenson , Léon Gontran Damas mais il admire tout autant les auteurs de La Pleïade, Francis Ponge ou encore un certain Jean de Lafontaine.

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