publicité

Les pêcheurs ne lèvent pas le camp et continuent leur grève

Dès 6h30 les pêcheurs se sont postés à l'entrée de la route de l'espace face à un escadron de 50 gendarmes qui avait anticipé une telle action. Les pêcheurs ont distribué des tracts aux automobilistes toute la matinée. Ils durcissent leur mouvement et attendent un émissaire de l'Etat.

© Patricia Triplet
© Patricia Triplet
  • Catherine Lama/Laurent Marot
  • Publié le , mis à jour le

C'est non à la proposition du ministre de la Mer, Frédéric Cuvellier, pas de levée  du blocus avant l'arrivée d'un médiateur. Les propositions des ministres ne conviennent pas aux pêcheurs et leur réponse immédiate a été de se rendre à Kourou où la fusée Ariane devrait décoller dans quelques heures.

Reportage Jean-Marc d'Abreu

Les pêcheurs manifestent à Kourou
DMCloud:36793

 

Des précisions sur les mesures annoncées en réunion interministérielle

Des mesures sur l’éradication des illégaux qu’il faut encore affiner

Difficile encore de juger des mesures dont beaucoup restent à préciser ou à construire. On en est au stade des grandes lignes.  
Sur la question de l’éradication de la pêche clandestine, le gouvernement annonce plus de moyens de répression en mer, notamment de gendarmerie. Mais cela veut-il dire que la gendarmerie sera dotée d’une 3ème vedette, ou d’autres bateaux plus petits ?
Pas de réponse pour le moment.
Autre annonce : des nouveaux moyens de surveillance par satellite.
Une mesure applicable rapidement, car notre territoire est dotée d’une station d’acquisition qui peut fournir la Marine en photos satellite des clandestins. Mais il y a des limites : ce n’est pas une surveillance 24h sur 24, comme pour un radar maritime, avec le satellite, le point est effectué une ou deux fois par jour, mais pas plus.
A noter qu’il n’y a rien dans les propositions du gouvernement sur l’affectation de moyens de répression aux frontières, qui sont les portes d’entrée des navires clandestins.

L’aide demandée risque de tarder à venir

Sur la question centrale de la création d’un fonds d’urgence pour relancer la pêche plus précisément le fonds de 3 millions d’euros réclamé par les pêcheurs, l’engagement de l’Etat reste quelque peu en pointillé.
Le gouvernement renvoie la profession sur le fonds Shell, un fond pas encore consolidé, qui dépend des résultats des forages au large des côtes.
Paris renvoie aussi sur les fonds du CSG, et compte sur « une réallocation des fonds européens » et qui dit fond européen dit délai d’instruction plutôt long avec un facteur  d’incertitude, car cela dépend de Bruxelles.
C’est ce que craignent les pêcheurs.

Sur le même thème

L'actualité la 1ère partout et à tout moment
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play