Le droit à une santé de qualité : combat d’un nouveau collectif

société
Tracts, sono mobiles, le collectif peu nombreux a voulu interpeller personnes venues à l’hôpital ce matin
©Mylène Mazia
La mort du jeune homme de 21 ans décédé dimanche dernier de la dengue a accéléré sa création. Un collectif citoyen, militant pour le droit à la santé, vient de voir le jour. 
 
Ils étaient une poignée, mobilisés ce matin devant les portes du centre hospitalier de Cayenne. Des amis, citoyens ordinaires comme ils se présentent. Ils dénoncent la dégradation des conditions d’accès aux soins en Guyane. Une revendication qui intervient dans un contexte particulier. Dimanche, un jeune homme de 21 ans atteint de la dengue, est décédé à Cayenne, au grand dam de sa famille. Cette dernière  critique la prise en charge de leur enfant par l’établissement hospitalier. C’est en quelque sorte le point de départ de cette affaire, mais seulement le point de départ car « ce collectif a été créé pas pour défendre le cas de mon fils seulement, mais pour défendre tous les cas : passés, présents, et futurs » martèle Claude Mortin, père du défunt. Le drame qui s’est joué dimanche n’est donc que le détonateur de la création de ce collectif.
 
 
Comptes à rendre
 
Une enquête de l’Agence régional de santé est en cours pour comprendre les circonstances du décès et relever d’éventuels manquements de l’ARS qui est pointée du doigt par ce collectif. Il souhaite poser la question globale du droit à une santé de qualité. Le porte parole du collectif, estime que l’Agence régionale de santé doit rendre des comptes et parle de défaillance du système d’accès aux soins en Guyane.  Pour Guy Frédéric porte parole du collectif, « Il faut qu’on leur demande de nous expliquer comment nous en sommes arrivés à une situation de santé publique si dégradée. Les hôpitaux sont saturés. Tous les citoyens français, quelque soit leur localisation, ont droit aux mêmes qualités d’accès aux soins ».
Une conférence publique du collectif est programmée  place du marché à Cayenne à 9h dès demain (samedi 16 mars 2013).
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