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Assises obstétricales, lutter contre la mortalité périnatale

santé
Les assises obstétricales
©guyane 1ère
C'est parti pour deux jours d'échanges autour de la santé de la mère et de l'enfant. Les assises obstétricales qui vont durer deux jours réunissent l'ensemble des professionnels de santé de Guyane sur les thèmes de la contraception, la grossesse et la mortalité périnatale.  
Même si en 30 ans la mortalité périnatale a été diminuée par 10, elle reste encore trop importante. Elle est de 27 pour 1000 en Guyane.

Lutter contre la péri-mortalité

Prématuré
©guyane 1ère
Pour Laurence Bosquillon sage-femme, auteure d'un rapport sur le sujet, la première cause de mortalité chez les enfants reste la prématurité. Il faut axer les efforts sur ce plan. Selon le docteur Gabriel Karl, président des assises et gynécologue-obstétricien depuis 30 ans à l'hôpital de Saint-Laurent du Maroni, cette surmortalité est essentiellement due à un mauvais suivi des grossesses. Durant leur grossesse, seulement 40% des femmes  effectuent 7 consultations contre 90% des parturientes dans l'hexagone. Des causes multiples expliquent le phénomène : la précarité, l'accès aux soins difficile, le transport également compliqué, le manque de couverture sociale ou encore l'immigration. Autant de facteurs de risques contre lesquels les médecins n'ont pas beaucoup de moyens d'action.


Pourquoi pas un pass périnatal

Néanmoins des progrès sont visibles explique le docteur Karl. Ils résultent d'un long travail sur le terrain pendant lequel il a fallu s'adapter aux différentes cultures, écouter, échanger sans heurter la tradition et les interdits. Un discours inlassablement répété aux chamanes, matrones et les femmes elles-mêmes pour vaincre l'obstruction à la médecine moderne. La confiance existe maintenant et les femmes viennent de plus en plus se faire suivre dans les hôpitaux. Le docteur Karl milite auprès de la sécurité sociale pour un pass péri-natal qui prendrait en compte toutes les consultations et examens nécessaires au bon suivi d'une grossesse. Certes une dépense supplémentaire mais qui permettrait de gagner sur le poste accouchement et de réduire surtout les naissances de prématurés et toutes complications ainsi engendrées.

Reportage Jocelyne Helgoualch et Claude Djani
 
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