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Une dizaine de familles sous le coup d'une expulsion imminente au Larivot

Une dizaine de familles installées au Larivot à Matoury depuis plus de 40 ans pour certaines  sur les terrains de l'ancienne société de pêche la PIDEG sont sous la menace d'une action d'expulsion imminente. Les habitants de ce quartier sont dans le plus grand désarroi.

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  • Patrick Clarke/Catherine Lama
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Les habitants de ce quartier se sont constitués en association l'ADIL - Association de Défense des Intérêts des Habitants du Larivot - Ils tentent de trouver une solution à leur problème de logement. Ils sont menacés d'expulsion dès la semaine prochaine. Ce matin, une délégation de l'association a rencontré le président du conseil général Alain Tien Long pour trouver un accord.
 

Une affaire qui dure depuis des années

En 2010, Alain Tien Long avait déjà obtenu le sursis d'un avis d'expulsion des habitants de la zone. Il faut remonter aux années 60 pour comprendre cette histoire. A l'époque une société de pêche américaine la Pideg (Pêcheries Internationales de Guyane Française) s'installe à proximité du port du Larivot sur des terrains du Conseil Général cédés par bail emphythéotique pour 99 ans. Elle y construit ses locaux industriels et aussi des logements pour son personnel. En 1998, la Pideg fait faillite et le terrain est vendu aux enchères l'année d'après. Depuis différents arrêtés d'expulsion ont été signifiés aux habitants pour qu'ils libèrent les lieux. En mars 2013, ils semblaient avoir obtenu du propriétaire une promesse de vente des maisons après expertise de celles-ci. Finalement, les deux parties ne seraient pas entendues sur le prix de vente et aujourd'hui le propriétaire veut tout simplement récupérer son bien et raser les immeubles.
L'ADIL a intenté une action en justice mais en attendant dès la semaine prochaine, les familles devraient être parties.

Trouver absolument une solution amiable

Le président du conseil général Alain Tien Long avoue être très limité dans son action d'aide, le département n'étant plus propriétaire des terrains, il n'a aucun pouvoir décisionnel. Il ne peut que jouer un rôle de facilitateur entre les deux parties pour trouver une solution amiable.
Les membres de l'ADIL pressurés par le temps demandent l'appui des politiques. Ils vont se retourner vers la mairie de Matoury qui leur avait indiqué il y a quelques années que dans le cadre du projet de réaménagement de la zone du port du Larivot, ils auraient été intégrés. Il n'y a pas eu de suite depuis.
Cette situation désespère les occupants de ces maisons. Ils redoutent de se retrouver à la rue. Une des habitants a été victime d'un AVC et a été hospitalisée dans un état grave. La plupart de ces personnes (parmi elles des seniors et des enfants en bas âge)  ont toujours vécues dans ce quartier avec leurs parents, elles souhaitent trouver une solution amiable et rapide. 

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