Les stations-service toujours ouvertes mais jusqu'à quand?

économie
Conflit carburant
©guyane 1ère
Les stations-service de Guyane sont toujours ouvertes mais plus pour très longtemps car le carburant se fait rare. De fait, elles n'ont pas été livrées par la SARA ce matin. Les gérants seront réunis en assemblée générale à 17h00 et apporteront des précisions sur la suite de cette affaire.
Force est de constater que le dossier carburant est loin d'être réglé. Les gérants de stations service ont claqué la porte au ministère des finances à Bercy mardi n'ayant pas obtenu ce qu'il souhaitait sur les arrêtés de méthode du décret Lurel. Ils ont annoncé leur grève pour mercredi minuit. Les distributeurs qui reprochent un manque de transparence du gouvernement ont décidé eux de ne plus livrer de carburant.
Depuis mardi les usagers, pris dans cet étau, ont du mal à comprendre la situation d'autant que les déclarations contradictoires se sont succédées. Cela s'est traduit par des files interminables devant les stations pour obtenir de l'essence. Tandis que les gérants sont normalement en grève aux Antilles et à la Réunion, en Guyane, les gérants assurent toujours le service mais pour combien de temps encore?
Les gérants guyanais se réunissent en assemblée générale à 17h00 et exprimeront leur décision juste après.

Un mouvement de plus en plus impopulaire

Aux côtés des usagers, l'association CLCV (Consommation, Logement et Cadre de Vie) dénonce cette prise d'otage systématique des consommateurs par les gérants des station- service et "envisage d'appeler la population, les socio professionnels et consommateurs à organiser un mouvement de riposte par des blocages tournants et le boycott des stations pour les pénaliser. 
Trois des parlementaires guyanais, Chantal Berthelot, Gabriel Serville et Georges Patient soutiennent le gouvernement et lui demandent de ne pas céder à ce qu'ils estiment être du chantage de la part des pétroliers et des gérants.
Le Parti Socialiste Guyanais  appelle le syndicat des gérants à faire le choix de la raison par le rejet de la grève pour protéger l'économie du pays.
Les usagers quant à eux contiennent leur colère. 

Le reportage de Thierry Stampfler et Kessy Weishaupt


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