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Zone Terca : la démolition des squats ne peut avoir lieu avant deux mois

Raymond Abchée n'en démord pas, une décision de justice de 2009 lui permet de procéder à la destruction des maisons illégales construites sur ses parcelles de la zone Terca. Il veut récupérer ses biens, le préfet l'accompagnera dans le respect de la loi. La procédure devrait durer 2 mois.

© guyane 1ère
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  • Guyane 1ère
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Depuis des années, Raymond Abchée propriétaire de 25 hectares de terrains à la zone Terca tente de déloger les occupants sans titre qui s'y sont installés. En 2009, la justice a confirmé son bon droit en autorisant l'expulsion. 
Au mois de novembre, il a entrepris une action pour faire sortir les occupants illégaux et détruit une vingtaine de baraquements. Cédant aux demandes du maire de Matoury et de l'état, il a finalement accorder un sursis supplémentaire aux familles de deux mois qui devait prendre fin le 19 janvier.
Les engins de destruction étaient bien là ce matin tout comme les squatteurs bien décidés à en découdre avec le propriétaire. La situation extrêmement conflictuelle a pu être contenue et une autre réunion de médiation s'est tenue en préfecture.

Le concours de la force publique demandé tardivement

A la sortie, le préfet Eric Spitz a expliqué pourquoi la force publique n'est pas intervenue aux côtés de Raymond Abchée. Le courrier de l'homme d'affaire demandant le concours de la force publique pour l'opération d'expulsion du 19 janvier n'est parvenue en préfecture que vendredi dernier (16 jabnvier). Cela n'a pas permis de faire l'évaluation de la situation notamment de recenser le nombre de familles sur place et d'estimer les troubles possibles lors de l'évacuation.
Ce travail va être fait dans les deux mois qui viennent. Le 14 mars est la nouvelle date prévue. Si entre temps les services de l'Etat n'ont pu réaliser ces enquêtes préalables et que l'expulsion ne peut avoir lieu, Raymond Abchée sera fondé à demander à être indemnisé.
Le député maire de Matoury, Gabriel Serville espère que la situation sera éclaircie d'ici là et que notamment les familles en situation illégale auront trouver à se loger ailleurs.

Le reportage de Clotilde Séraphins
Déclaration Eric Spitz


Le reportage de Thierry Merlin et Nicolas Pouillot à la Zone Terca lundi 19 janvier

Zone Terca le 19 janvier



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