Le combat d’une guyanaise installée au Japon

société
Marie-Pierre Cabéria
©DR
Infirmière scolaire au lycée français international de Tokyo depuis 2011 Marie-Pierre Cabéria-Hermoso a été licenciée du lycée en novembre 2013. Elle se bat aujourd'hui pour ses droits qu'elle estime bafoués.

L'infirmière licenciée pour insuffisance professionnelle dénonce un licenciement infondé et discriminatoire du lycée français international de Tokyo. L'établissement est placé sous la tutelle de l'Agence pour l'Enseignement du Français à l'Etranger qui dépend du Ministère des Affaires Etrangères.
Expérimentée, cette guyanaise a travaillé dans des hôpitaux à Paris, Saint-Laurent et comme infirmière scolaire en Guyane. Marie-Pierre Cabéria-Hermoso a porté plainte auprès de la justice japonaise et alerté des parlementaires guyanais et le défenseur des droits en France.


Une lourde charge de travail

En 2011, Marie-Pierre Cabéria-Hermoso est recrutée comme infirmière au lycée français de Tokyo, où enseigne son mari. L'année suivante, sa charge de travail augmente considérablement. Elle aura plus de mille élèves à suivre au total; Marie-Pierre Cabéria réclame un poste supplémentaire à l’infirmerie et fait un rapport pour mieux organiser le service, en vain. On lui demande de travailler plus, sans respecter ses droits, selon elle. "On m’a aussi donné des ordres contraires à ma déontologie", dénonce l’infirmière. Elle refuse aussi de valider le dossier d’un élève handicapé car il n’y a pas d’avis médical, ce qui est pourtant imposé par les textes. Au début du mois de novembre, elle est licenciée  pour « absence de compétences et inaptitude ». L’infirmière saisit la justice japonaise.

Licenciée pour insuffisance professionnelle avérée

Le lycée français international de Tokyo a confirmé dans un mail le licenciement de Mme Cabéria-Hermoso « pour insuffisance professionnelle avérée à compter du 1er novembre, dans le strict respect de la législation du travail japonaise dont nous relevons », fin de citation.
Il n'y a pas plus de précisions de cet établissement qui a décliné toute demande d’interview.
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