Procès en appel des faux papas chinois

justice
Affaire des "faux papas chinois"
6 ans de statut-co à cause d'erreurs dans l’instruction du dossier. ©Guyane 1ère
Le jugement est attendu le 4 avril dans le procès en appel des « faux papas chinois », où comparaissaient 13 prévenus. Le parquet a requis 2 ans de prison et 80 000€ d'amende à l'encontre de José Mariema et Omar Hersi les principaux prévenus de cette affaire.
Le 4 février le parquet a requis deux ans de prison et 80000 euros d’amende à l’encontre de José Mariéma et Omar Hersi. Des réquisitions plus lourdes que les peines délivrées en première instance aux deux principaux acteurs présumés de cette affaire. José Mariéma était en 2007, à la mairie de Kourou et Omar Hersi au service des étrangers, à la préfecture.
Pour le parquet, leur culpabilité est établie,José Mariéma trouvant ou aidant à trouver des faux papas chinois avec des complices présumés, pour les mettre en contact avec des mamans célibataires ayant des enfants non reconnus par leur père. Puis une fois la fausse reconnaissance de paternité faite à la mairie de Kourou, ils obtenaient des titres de séjour, c’est là qu’intervenait Omar Hersi.
Le fonctionnaire a reçu de fortes sommes sur son compte.des gains de jeu, selon lui,mais selon l’enquête, il avait acheté des billets gagnants pour se couvrir. Donc deux ans ferme et 80 000 euros d’amende sont requis à l’encontre des deux hommes. Pour les sept « faux papas chinois » qui ont fait appel, huit mois avec sursis sont requis. Pour trois autres ressortissants chinois soupçonnés d’avoir eu un rôle dans le trafic présumé, le ministère public réclame 8 à 12 mois avec sursis et des amendes de 5 à 8 000 euros.
Le ministère public a requis trois mois avec sursis à l’encontre d’un autre fonctionnaire de la préfecture. 
A noter enfin qu’en première instance, José Mariéma et Omar Hersi avaient écopé de dix mois de prison ferme et vingt mois avec sursis, et 50 000 euros d’amende.

Il faut ajouter que la plupart des « faux papas chinois » ont reconnu avoir remis à José Mariéma des sommes allant jusqu’à 35 000€.
Du côté de la défense d’Omar Hersi, on minimise le rôle joué par l’ancien fonctionnaire préfectoral, dans un contexte de dysfonctionnement du service des étrangers, à l’époque.

Le reportage de Nikerson Perdius et Sefian Deie

 

 

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