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Le pont de l'Oyapock vu du côté du Brésil

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le pont de l'oyapock
©Jorge Cardoso
Le pont sur l'Oyapock est au coeur de problèmes administratifs entre la France et le Brésil qui se règlent très lentement. Les travaux sont totalement achevés côté français ce n'est pas le cas sur le versant brésilien. Voici ce que relate un journal de Sao Paulo : Folha de S Paulo.


378 mètres de pont séparent le Brésil de la France, mais ce lien entre l’Amapa et la Guyane française un territoire ultra-marin européen s’est transformé en un imbroglio administratif qui dure maintenant depuis 18 ans.
Le projet voit le jour en 1997 avec l’accord du président Fernando Henrique Cardoso et Jacques Chirac. Il s'agit d'un pont binational qui reliera l’Amérique du Sud à l’Union Européenne. Il a été terminé en 2011, mais sans qu'il y ait une date d’ouverture officielle. Unique lien terrestre entres les villes d’Oiapoque et de Saint-Georges, son utilisation n’est cependant toujours pas possible, le Brésil n’ayant pas rempli sa part du contrat : terminer les travaux des postes de douane et achever l’accès à la route BR-156.
L’ouvrage a coûté 61 millions de réals (une somme répartie entre les deux pays). Coté français, souligne le quotidien brésilien, les infrastructures sont achevées, à savoir les postes de douanes, ainsi que les 200 km de route reliant la commune de Saint-Georges à la ville-capitale Cayenne. En plus des travaux à terminer coté brésilien (estimés à 13 millions de réals), les deux pays doivent encore ratifier l’accord sur les transports terrestres des biens et des personnes.
 

Un imbroglio administratif qui pourrait prendre fin cette année

Alcir Figueira Matos, directeur de l’agence de développement de l’Amapa a déclaré : « Ils ont beaucoup plus besoin de nous, que nous avons besoin d’eux. Par exemple, la Guyane française n’a pas d’agriculture ni d’élevage. Le pont serait, pour nous amapaenses, un accès commercial majeur avec l’Union Européenne ». Selon ce dirigeant amapaense, la Guyane jouerait donc un rôle très secondaire dans les échanges à venir entre les deux pays. 
Les différentes assurances notamment pour les véhicules sont des points encore en discussion. Le gouvernement de l’Amapa affirme avec beaucoup d’optimisme que le pont pourrait être ouvert au plus tard cette année, mais il se garde bien de donner une date.
Dans un communiqué, l’ambassade française au Brésil minimise l’imbroglio de ce dossier, mais souligne que la France a fait sa part. Il est aussi écrit en substance : « Les autorités françaises à Paris, à Cayenne et à Brasilia travaillent en étroite collaboration avec les institutions brésiliennes pour résoudre les dernières questions en suspend et permettre ainsi une ouverture rapide du pont ».

 

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