Un nouvel appel à fermer les cabinets de médecine libérale hier en Guyane

santé
Les médecins à la maison domus à Cayenne
©Laurent Marot
L'appel a été lancé par la branche locale de la CSMF, la Confédération des Syndicats Médicaux Français, qui compte 72 adhérents chez nous, sur les 160 médecins libéraux installés sur le territoire (généralistes et spécialistes confondus)
Une fois de plus, les médecins du privé dénoncent le projet de loi de la ministre de la santé Marisol Touraine, dont l’examen commence aujourd’hui à l’assemblée nationale. Parmi les mesures qui ne passent pas chez les docteurs de ville, la généralisation du tiers payant.

Le tiers payant toujours incriminé, les médecins n'en veulent pas.

Le tiers payant concerne aujourd’hui les bénéficiaires de la CMU, la Couverture Maladie Universelle et de l’AME, l’Aide Médicale d’Etat. Il s’agit de gens aux ressources modestes quand ils vont chez leur généraliste, ils ne payent rien. Le médecin est payé ensuite par la sécurité sociale;
En Guyane, 6 patients sur 10 sont déjà au tiers payant. Les autres patients doivent donc s’acquitter de la consultation, puis se faire rembourser après. Dans ce cas, 70 % du remboursement est couvert par la sécurité sociale, 30 % par la mutuelle. La ministre de la santé veut « généraliser » le tiers payant.TOUS les patients n’auraient donc rien à débourser lors d’une consultation charge ensuite aux médecins généralistes de récupérer l’argent. Pas d’accord, répondent les généralistes, qui craignent de passer beaucoup de temps à recouvrer ces sommes, sans compter les retards de paiement, les risques d’impayés et le risque aussi, disent-ils, de tomber sous la coupe des mutuelles.

Sur France 2 hier, la ministre de la Santé a assuré qu’il y aurait « des garanties dans la loi : le médecin sera payé en moins de sept jours, et si ce délai n'est pas respecté, il y aura des pénalités de retard qui lui seront versées ».
Selon la ministre, l'extension du tiers payant vise à "faciliter l'accès aux soins", car "aujourd'hui, certaines personnes ne vont pas chez le médecin, car elles ne peuvent pas payer leurs consultations ».