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Le Toucan, un rhum de Guyane made in Toulouse

Passionnée par la Guyane où elle a vécu quelques années, Catherine Arnold a développé avec l'accord et l'aide de la société "Les Rhums Saint-Maurice", une nouvelle marque de rhum "Toucan". L'originalité de ce rhum Toucan est qu'il est transformé à Toulouse. 

Catherine Arnold et la déclinaison des rhums Toucan © Guillaume Drouot
© Guillaume Drouot Catherine Arnold et la déclinaison des rhums Toucan
  • Ronan Ponnet
  • Publié le
Il y a un rire pétillant qui fuse dans la cuisine. Un éclair de cheveux blonds et deux yeux bruns malicieux. La grande et belle jeune femme rayonne de bonne humeur. Catherine Arnold  a découvert  une autre passion, en plus de ses deux enfants, de son mari et de la Guyane : c’est …le Rhum !


Un projet mené en partenariat avec la société Les Rhums Saint-Maurice

Ou plus exactement l’idée qu’elle se fait du Rhum : un produit fin, parfumé, haut de gamme, que l’on boit dans le décor de bois ciré d’un bar parisien. Pas vraiment le genre « Belle Cabresse » au coin d’un comptoir de Maripasoula. Alors Catherine s’est réinventée une Guyane imaginaire, un rêve de Guyane en mettant au point le Rhum Toucan.
« Au début, il y a mon mari qui a vécu dix ans en Guyane et qui m’a inoculé le virus guyanais. Il m’a dit : qu’est ce qu’on pourrait ramener de Guyane. Et il s’est dit : le Rhum ! ». Catherine raconte son histoire dans sa maison pleine de lumière avec son accent chantant qui vient des bords du canal de la Garonne, un accent comme un parfum de violette : c’est celui de la Ville Rose, Toulouse. Car le rhum Toucan qui naît en Guyane, se purifie et se grandit à Toulouse.

« Bien sûr , continue-t-elle, cela nous a pris des années et des années pour organiser le projet et avoir un partenariat avec monsieur Prêvot de Saint-Laurent –du Maroni. Il nous a fait confiance et l’aventure a commencé .Mais au départ, il ya bien un amour fou pour la Guyane.
Nous sommes lancés en 2011… Avec un rêve : que l’on fasse parler de la Guyane !!

Le rhum Toucan est un rhum qui vient de Guyane française, de la seule distillerie de Guyane, à Saint-Laurent du Maroni, la distillerie Saint-Maurice. Les rhums Toucans sont les petites sœurs de « la Belle Cabresse ». Trois sœurs : le rhum blanc, le rhum Vanille et le rhum Boco, mélange de rhum et de macération. Le rhum brut arrive de Guyane en container et à Toulouse, dans notre entrepôt où là, nous le réduisons avec de l’eau que nous avons purifiée puis pour les rhums parfumés nous le mélangeons à de la vanille de Madagascar Premier cru et pour le Rhum Boko, rhum épicé, il est mélangé à des épices  et du bois de Guyane »
 

Un rhum parfumé haut de gamme

Catherine Arnold, chez elle
Le soleil inonde le petit jardin. Catherine s’est assise dans un fauteuil au milieu des plantes vertes…guyanaises bien sûr. Elle en a fait du chemin, elle, l’ancienne assistante de direction, frappée par le chômage, et qui en a profité pour vivre une passion. Avec son mari, dans un entrepôt, ils préparent leur rhum. La bouteille est élégante avec un bouchon de bois. « Rhum Toucan » en écriture fine et le volatile de la forêt aux ailes déployées, dos noir et grand bec orange. Le rhum est clair comme de l’eau, comme l’eau de source que Catherine utilise pour purifier le vezou qui arrive de Saint-Laurent-du Maroni.
 
« Cette année, nous allons produire dix mille bouteilles de Rhum Toucan. C’est une production minuscule pour un rhum mais haut-de-gamme. Nous faisons tout à la main avec mon mari. Nous coupons les gousses de vanille. Nous brassons les macérations. Nous collons les étiquettes. C’est un rhum qui est bichonné du début à la fin de sa conception. D’abord en Guyane sur place, la canne est coupée à la main et distillée dans les vingt-quatre heures. C’est pour que vous compreniez bien qu’il s’agit d’un rhum d’exception.
D’ailleurs nous avons été récompensés en 2013 puisque nous avons eu la médaille d’or du Salon International du Rhum. Nous avions envie de faire un produit de prestige qui vienne de Guyane »
 
Un homme trapu dans un veston fatigué avec une barbe blanche traverse le hall de l’hôtel parisien pour s’engouffrer dans le bar au comptoir minuscule et prestigieux. Cela aurait pu être Hemingway commandant un rhum Toucan au bar du Ritz où le produit guyanais est désormais référencé…Mais hélas le rhum n’est pas que classe et volupté : en abuser tue aussi sûrement qu’une balle de chasse en forêt. Le rhum est une légende ; Toucan la raconte bien mais c’est aussi un poison lent qui décortique les neurones et brise des vies. Mais c’est déjà une autre histoire…plus triste. La jolie blonde de Toulouse et ses belles bouteilles donne une belle, très belle,image de la Guyane.

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