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Trouver du liquide grâce au gaz

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Le renifleur de la SGDE
Ce drôle d'engin est le renifleur de la SGDE, il permet de retrouver les fuites d'eau du réseau de canalisation. ©Guyane
Ces dernières semaines, des agents de la Société Guyanaise Des Eaux arpentent les rues et chemins du territoire Guyane équipés d'un drôle d'engin. Ces hommes traquent les fuites de canalisations responsables d'un incroyable gaspillage, près de 20% de l'eau captée en Guyane se perd dans la nature.

Elio Carlos Da Silva Loredo (Agent performance réseau SGDE) est un chasseur de fuite, il fait parti d'une équipe chargé de détecter les quelque 1400 failles comptabilisées chaque année sur le réseau de la Société Guyanaise Des Eaux. Pour localiser ces épanchements, il utilise un nouveau procédé, celui du gaz traceur. Il s'agit d'injecter de l'hélium dans les canalisations. Il témoigne :  « cette machine détecte les fuites de gaz et si il y en a une, elle sonne ».
Christophe Dalphrase, le chef d'agence technique SGDE nous explique : « généralement on fait de la recherche visuelle, mais également de la recherche de fuite acoustique et pour compléter ces opérations, on peut réaliser des recherches de fuite à l'hélium. Cette recherche nous permet de retrouver beaucoup plus rapidement les fuites sur le réseau ».
L'équipe de la SGDE va ensuite parcourir la canalisation incriminée à l'aide du "renifleur" pour mesurer la concentration d'hélium et ainsi connaître l'ampleur des dégâts, Christophe : « nous avons analysé deux secteurs de distribution, Montabo à Cayenne et Chemin de La Levée à Matoury. Pour l'instant c'est un bilan positif, sur Montabo nous avons trouvé cinq fuites et sur Chemin La Levée une fuite, mais on pense bien trouver d'autres fuites jusqu'à la fin de la semaine ».
Une fois les fuites localisées, une deuxième équipe entrera en scène pour activer la phase de réparation. La résorption passera forcément par des coupures d'eau, une nécessité. Chaque année sur les 1800 km de canalisation de la SGDE, 15 à 20 % d'eaux disparaît dans la nature.

Le reportage d’Océlia Cartesse

 

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