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Voter : un acte responsable pour David

A 18 ans, David Daudé, élève de terminale en Bac Pro Commerce, habitant cité Zéphyr à Cayenne, a voté pour la première fois le 6 décembre. Aujourd’hui, ce 13 décembre, en route pour aller réitérer son geste, il accepte de nous accorder une interview.

David Daudet, 18 ans vote pour la 1ère fois © Starbass.Urbanpicture
© Starbass.Urbanpicture David Daudet, 18 ans vote pour la 1ère fois
  • Rayahn Pepinter
  • Publié le , mis à jour le
Guyane 1ère : Quels ont été tes motivations pour aller voter au premier tour ?
Pour moi, c’est un devoir citoyen, un acte social. Je me devais d’aller voter maintenant que j’en ai la possibilité. Et mon choix c’est fait en fonction des meetings auxquels j’ai assisté. Après quatre meetings de quatre candidats différents, j’ai su quel bulletin j’allais mettre dans l’urne.
Il faut être motivé au plus tôt. Si à 18 ans tu ne commences pas à suivre la politique ce n’est pas à 35 ans que tu le feras. Il faut voter car une fois sorti du système scolaire, toute cette politique nous concernera directement. Il faut penser à l’avenir, choisir dès maintenant quel programme on désire voir se concrétiser dans cette collectivité.
Te décrirais-tu comme quelqu’un d’engagé ?
Oui et non. Oui, parce que c’est la première fois que je vote et non car je n’ai pas d’expérience politique. Je ne suis pas ancré dans le fonctionnement de la politique, j’ai mes idées personnelles sur le sujet, mais je ne comprends pas encore tous les tenants et aboutissants. Je n’ai pas eu assez le temps de me pencher dessus. Lors des meetings je ne pouvais pas comprendre tous les discours, surtout ceux liés à l’histoire de la politique guyanaise. Je veux être quelqu’un d’engagé pour mon pays et ça se travaille, c’est pour cela qu’il vaut mieux commencer tôt.  
Que penses-tu du taux d’abstention qui s’élève à plus de 57% ?
C’est de l’irresponsabilité. Même si on n’a pas les idées en place, il faut y aller. Quitte à voter blanc ou nul.  Autour de moi, il y a beaucoup de gens qui ne voient pas la politique comme un moyen de faire changer les choses car le pays est en développement. Mais justement, exprimer, maintenant, nos voix est important ; c’est parce que le pays est en développement qu’il faut penser aux idées à mettre en place et non pas attendre que le pays soit développé pour se pencher sur de nouvelles idées.
Comment as-tu ressenti la campagne des candidats ?
De mon point de vue, en écoutant les débats, en assistant aux meetings, il y a 70% de projets d’avenir de leur propre initiative. Le reste, ce sont des règlements de compte du passé, des ajustements en fonction des autres candidats pour être le meilleur. Certains n’hésitant pas à contredire leur programme pour.
Encouragerais-tu à d’autres jeunes d’aller voter ?
Bien sûr, et je le fais déjà, nous devons tous prendre conscience que nous sommes l’avenir de la Guyane. Dans quelques années ce pays sera à notre image. Il faut que tous les jeunes soient engagés et concernés par notre avenir. Un plus un font deux, arrêtons de croire que notre voix ne comptera pas ou ne servira à rien.
Penses-tu que les choses vont vraiment changer avec la CTG ?
Je ne sais pas. J’aurais aimé dire oui mais ça prendra du temps. Il y a énormément à mettre en place pour faire avancer ma Guyane.
Quels espoirs as-tu pour ta Guyane ?
Une Guyane nouvelle, une Guyane plus belle. Plus de modalités pour pouvoir voyager à l’intérieur du territoire afin que les guyanais puissent connaître leurs pays. Que notre économie soit comparable à celle de grandes puissances mondiales. Nous avons un territoire riche, la faune, la flore, l’or et même du pétrole. Rien ne devrait nous arrêter. 

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