600 kilos de cocaïne en transit sur le Grand Port Maritime de Guyane : qui avait la possibilité d'organiser le transit de la drogue ?

trafic de drogue guyane
L'entrée du Grand Port maritime de Guyane
L'entrée du Grand Port maritime de Guyane ©Jocelyne Helgoualch
Sur le port, ça se compte sur les doigts de la main les personnes qui peuvent mettre un plomb sur un container et faire cette opération déclare le Directeur Général du Grand Port Maritime de Guyane suite à la découverte d'un trafic de cocaïne au départ de la plateforme maritime de Degrad des Cannes.
Au Grand Port Maritime de Guyane, impossible d’aller au-delà des barrières marquant l’entrée sur le port de commerce sans avoir les autorisations requises.
La plateforme maritime est contrôlée par un système de badge, obligatoire pour tous les véhicules, les camions, les 2 roues ou les piétons.
 
Le Grand Port Maritime de Guyane
Le Grand Port Maritime de Guyane ©Jocelyne Helgoualch

Philippe Lemoine, le Directeur général du Grand Port Maritime précise

Il y a à peu près 200 personnes qui peuvent rentrer sur le port de manière tout à fait légitime et qui ont à faire sur le port.

Philippe Lemoine, Directeur Général du Grand Port Maritime de Guyane

Le trafic de cocaïne à grande échelle découvert sur le port de commerce a révélé des complicités internes, des personnes habilitées à avoir accès au Grand port maritime et à toute heure.
Un des 4 interpellés est un cadre de la Somarig, une entreprise de transport maritime et de manutention basée à l’entrée du port de Degrad Des Cannes. L’homme mis en cause était aussi un leader syndical du port.
 

Retour sur ce coup de filet


Ce 1er Octobre à 22 heures 30, un bateau est à quai, en train d’être chargé.
Le ou les complices auraient profité de ce que l’on appelle "un bord à quai" pour dissimuler les 594 kilos de cocaïne dans un container en partance pour la métropole.
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Philippe Lemoine, le DG explique

On peut effectivement empoter, c’est-à-dire, charger le container ou finir le chargement du container en bord à quai, juste avant son embarquement. Là, si une personne dispose du plomb et si elle est habilitée, elle peut fermer le container au dernier moment et avoir éventuellement chargée autre chose que ce qui était destiné au départ.

Tous les containers remplis de marchandises destinés à être embarqués doivent être munis d’un plomb, et très peu de personnes sur la plateforme maritime ont la possibilité d’ouvrir un container et d’y poser un plomb.
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Le directeur Général du Grand Port Maritime défend ses équipes, rappelant que très peu de personnes pouvaient avoir les coudées franches pour effectuer cette opération.

Sur le port, ça se compte sur les doigts de la main les personnes qui peuvent mettre un plomb sur un container. Il faut vraiment détecter la bonne personne et ensuite parmi ces personnes, celle qui acceptera de se livrer à des pratiques délictueuses.

Philippe Lemoine, Directeur Général du GPM de Guyane
 

Ce réseau international de trafic de drogue avait aussi un ou des complices de l’autre côté de l’Atlantique, chargés de récupérer la cocaïne dès son débarquement dans le port du Havre.
Les sommes en jeu dans ce trafic de cocaïne étaient énormes avec une valeur à la revente de l’ordre d’au minima 18 millions d’euros.
Le reportage de Jocelyne Helgoualch et Isabel Lerouge :







 
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