6ème et dernier jour du procès aux assises de l’affaire Méthon

justice
Salle d'audience au Conseil Général
Salle d'audience dans l'ancien Conseil Général ©Laurent Marot
La matinée était consacrée aux plaidoiries de la défense. Pendant cette audience, les quatre principaux accusés se sont « chargés » mutuellement de la responsabilité du meurtre de l’entrepreneur Maurice Méthon, dans la nuit du 21 au 22 septembre 2011 à Montsinnéry Tonnégrande.
Dans la continuité des débats depuis six jours, chaque avocat de la défense a plaidé soit la responsabilité limitée, soit l’acquittement.
Maître El Allaoui a plaidé  pour Delcy Ney Tavares Campos un accusé  resté dans l’ombre des surnommés  « Nao » et  « Playboy ». S’il a participé  au braquage, Delcy Ney est resté  en retrait lors du crime. Son avocat réclame une peine individualisée.
Maître Constant défend José Carlo Da Silva, alias « Playboy », un braqueur récidiviste, mais pas un meurtrier, plaide l’avocat. Il était présent sur le lieu du crime, mais il ne savait pas que son comparse, Nao, voulait tuer Maurice Méthon pour régler ses comptes.
Elcinado Da Silva Campos, alias « NAO » assume sa responsabilité, plaide Maître Léandry, il reconnaît avoir tiré sur Maurice Méthon, mais pas le coup de feu mortel tiré selon lui par Playboy. Maître Léandry évoque aussi la place centrale de Nadia, l’ex-compagne de Nao et serveuse au Cric-Crac. Une complicité battue en brèche par son avocate qui plaide l’acquittement. 
A la fin de l’audience, les accusés ont été invités à faire une dernière déclaration devant la cour. Une nouvelle fois, Nadia Vilhena De Aguiar s’est excusée auprès de Carole Méthon, pour l’avoir accusée à tort. Nadia a dit aussi se sentir honteuse, humiliée d’être là, aux assises, aux côtés de ces hommes habituées à voler, à braquer.
"Je n’ai rien fait, rien organisé comme ils l’ont dit, tient-elle à rappeler…Malheureusement, je suis tombée amoureuse de Nao… que cela serve de leçon à toutes les filles qui rencontrent des gens au parloir, en prison, a t-elle conclu".
Nadia, mère de trois enfants dont un bébé de deux mois, comparaît libre. C’est elle qui a le plus à perdre dans ce procès.