Assises : un homme jugé pour viols, empoisonnement et séquestration

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Le palais de justice du larivot
Le palais de justice du larivot ©Jocelyne Helgoualch
Un dossier complexe pour cette 9e session des assies de la Guyane qui a débuté lundi 7 septembre. Un seul homme est jugé pour plusieurs chefs d'inculpation : viols, empoisonnement, enlèvement et séquestration. La victime est son ex-compagne.
Les faits remontent au mois de décembre 2017. La victime, une jeune mère de 15 ans vient de quitter son compagnon, le père du bébé. Celui-ci se montre violent et sa réaction quelques jours après la rupture est une montée de brutalité.
L’homme fait monter de force la jeune fille dans un taxi et l’amène route de Paul Isnard pour la violer. Lui affirme qu'il s'agit d'une relation consentie.
Quelques jours plus tard encore, le drame est évité de peu quand l’homme surgit à la PMI de Saint-Laurent du Maroni où se trouve son ex-compagne. Il tente de lui faire avaler du paraquat, un puissant désherbant utilisé aussi comme liquide létal, ainsi qu’aux bébés.
 

Définir les motivations de l'accusé


La scène se passe devant des témoins qui peuvent intervenir et éviter l’empoisonnement fatal. L’homme s’enfuit et retrouvé inanimé environ une heure plus tard. Il affirmera avoir voulu mettre fin à ses jours.
L’enquêtrice qui a témoigné lundi s’interroge toujours sur la motivation de l’accusé. A-t-il voulu tuer son ex-compagne ou se suicider avec elle ? Son comportement lors de son arrestation était très trouble selon l’enquêtrice qui avoue qu’elle n’a jamais su à quel moment l’accusé pouvait mentir ou dire la vérité.
Du retard, faute du nombre de jurés nécessaire
Cette affaire a débuté avec un peu de retard, faute de jurés. Seulement 15 d’entre eux étaient présents lundi pour le tirage au sort sur 40 convoqués, il en fallait au minimum 20. Hier, le nombre était suffisant, 7 jurés ont pu être tirés au sort pour l’affaire. L’explication : il est fréquent ici que des jurés aient quitté le territoire pour vivre ailleurs au moment des Audiences. Il y a aussi souvent incompatibilité entre les professions, les casiers judiciaires ou même si la personne a déjà siégé en tant que juré depuis deux ans.
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