Assises : le procès du meurtrier présumé d'Anne-Marie Leboulanger s'ouvre ce mardi

faits divers
Cour d'assises Amélie Gaillard
La salle de la cour d'assises ©Laurent Marot
C’est une affaire particulièrement macabre que les jurés vont avoir à juger durant 4 jours : le meurtre d’Anne Marie Leboulanger, découverte par son mari, morte à son domicile. Le meurtrier présumé a été arrêté l’an dernier. C’est son ADN qui l’a confondu.
C’est l’un des faits divers les plus sordides qu’a connu la Guyane ces dernières années : le meurtre d Anne Marie Leboulanger le 31 mars 2015.
L’épouse du directeur du centre commercial de Carrefour à Matoury a été retrouvée, la gorge tranchée gisant dans une mare de sang, morte sur son canapé au beau milieu du salon familial résidence les Martines à Remire Montjoly.
L’autopsie avait révélé qu' Anne Marie Leboulanger  avait été tuée durant son sommeil , aucun geste de défense.


Les experts 

Les enquêteurs avaient relevé de nombreuses traces ADN sur les lieux du crime et dans la voiture de la victime, une twingo bleue qui avait été volée puis retrouvée au pied d’un immeuble de Cabassou. Et c’est cet ADN qui a permis aux gendarmes de la section de recherches de Cayenne d’identifier le meurtrier présumé : Darwin Asprilla, un Colombien interpellé en Guyane en décembre 2017 lors d’un vol par effraction.
L’ADN du suspect a confirmé sa présence sur les lieux du crime. Il a été arrêté 3 ans après les faits.
Son procès s’ouvre demain devant la cour d’assises de Cayenne.