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Bolivie : affrontements meurtriers et annonces de nouvelles élections

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Scène guerrière en Bolivie
©Guyane la 1ère
En Bolivie, la nouvelle présidente, Jeanine Añez, a annoncé l’organisation de nouvelles élection présidentielle et législatives.  Mais c’est toujours le chaos dans un pays divisé entre les partisans du nouveau pouvoir et ceux du président déchu, Evo Morales, accusé de fraude électorale.
Huit personnes tuées, c’est le tout dernier bilan des affrontements entre les manifestants soutenant Evo Morales qui bloquaient une raffinerie, non loin de La Paz, et l’armée bolivienne venue les déloger. On en est à 32 morts dans les violences qui secouent le pays depuis la présidentielle controversée du 20 octobre dernier. Et la population souffre des pénuries liées au barrages routiers des partisans de l’ex chef de l’Etat accusé de fraude électorale, qui a fui au Mexique. Et si celui-ci dénonce un génocide en cours, l’actuel pouvoir lui renvoie la balle par la voix de Karen Longaric, ministre des affaires étrangères de Bolivie :
« L’origine de ce qui s’est passé est à Mexico, où Evo Morales a établi son centre politique opérationnel pour déstabiliser le pays »


Prochaines élections annoncées mais faible espoir de retour au calme

L’annonce par la nouvelle présidente de prochaines élections présidentielle et législatives ne semble pas calmer les esprits. Même si l’amorce d’un dialogue autorise un optimisme relatif, en écoutant Juan Carlos Huarachi, soutien d’Evo Morales et dirigeant de la  Centrale Ouvrière Bolivienne :
...Notre seule priorité est de ramener la paix dans le pays. Aux législateurs proches du pouvoir, comme à ceux de l’opposition, nous disons : réunissez-vous en session et nous pacifierons la nation bolivienne...
Même optimisme relatif chez Rodolfo Piza, représentant de l’Organisation des Etats Américains :
... L’objectif est toujours de rechercher la paix, le développement, le respect des droits fondamentaux, des droits de l’Homme, et bien sûr la démocratie et un processus électoral juste, libre et compétitif...

En attendant, le pays reste très largement coupé en deux.
 
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