guyane
info locale

Centre Hospitalier de Cayenne : arrivée d’une mission pour mettre fin à plus de 70 jours de grève

santé
Les grévistes ont bloqué l'entrée de l'hôpital de Cayenne, mercredi 26 avril.
Les grévistes ont bloqué l'entrée de l'hôpital de Cayenne, mercredi 26 avril.
Annoncée par le gouvernement, la mission d’expertise destinée à résoudre le conflit au Centre Hospitalier Andrée Rosemon (CHAR) de Cayenne, arrive ce lundi 5 juin dans le département. Elle devra mettre fin à plus de 70 jours de grève au CHAR.
Elle est attendue à partir de ce lundi 5 juin. Annoncée par les ministères de la Santé et des Outre-mer, une mission d’expertise arrive dans le département. Deux experts vont tenter de mettre fin à la grève historique que connaît le Centre Hospitalier Andrée Rosemon (CHAR) de Cayenne depuis plus de 70 jours.

Deux experts

Selon la préfecture, cette mission sera dirigée par Dominique Noiré, un haut-fonctionnaire qui a fait l’essentiel de sa carrière au sein de l’Assistance Publique des Hopitaux de Paris (APHP). Il arrivera ce lundi soir dans le département.

Dominique Noiré sera rejoint mercredi par Pierre Lesteven, ancien administrateur provisoire de l’hôpital après l’éviction du directeur Dominique Delpêche.

Expertise ou négociations ?

Ces deux experts vont tenter de réconcilier la direction de l’hôpital, celle de l’Agence Régionale de Santé (ARS) et le syndicat UTG (Union des Travailleurs Guyanais) Santé du CHAR. "J’aurais à cœur de faire en sorte que la mission réussisse, explique Jacques Cartiaux, directeur de l’ARS. Je veillerais à ce qu’elle reçoive toutes les parties en présence : les grévistes, les partenaires syndicaux, les représentants de familles, mais aussi les médecins. La mission doit avoir une vision exhaustive des problématiques de l’hôpital".
 
Cette mission sera-t-elle axée sur l’expertise ou sur la négociation comme l’espère les syndicats ? Réponse dans les heures qui viennent. "On ne va pas procéder à nouveau à des diagnostics déjà établis, il faut aller droit au fait", a toutefois déclaré Jacques Cartiaux, directeur de l’ARS. 

Publicité