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Centre Hospitalier de Cayenne : les urgentistes démissionnaires manifestent avec les médecins libéraux devant le siège de l'ARS

Plus que quelques semaines, avant que la démission des 17 urgentistes du Centre hospitalier Andrée Rosemon ne soit effective. Un geste fort pour revendiquer une réorganisation du travail. Ils manifestaient avec les médecins libéraux devant le siège de L'ARS. Un début de solution a été trouvé.

  • Par Marie-Claude Thébia
  • Publié le
Les médecins urgentistes de l’hôpital de Cayenne poursuivent leur action. Après avoir déposé 17 démissions, en début de mois, pour dénoncer un sous effectif chronique, ils organisaient un rassemblement  jeudi 24 mai devant l’Agence régionale de santé. Ils veulent des solutions et vite.

Les médecins libéraux apportent leur aide

Les urgentistes démissionnaires étaient accompagnés par des médecins libéraux et hospitaliers, du secteur public et du secteur privé. Il s'agissait une fois de plus de dénoncer la politique de la direction administrative et médicale de l’hôpital, et son management.
Après avoir manifesté devant les locaux de l'ARS, ils ont rencontré Jacques Cartiaux le directeur de l'Agence régionale de santé.
Les médecins libéraux ont apporté un soutien concret et proposent des solutions. Stanley Caroll président national du syndicat des médecins de Guyane précise "Nous essayons de voir comme les médecins libéraux dans le cadre de la Maison de garde peuvent soulager les médecins urgentistes. Il y a certaines conventions à passer avec le CHAR  et l'ARS pour mettre cela en place"


L'arrivée prochaine de médecins annoncée

D'autres pistes ont été étudiées comme le recours à des agences d'intérim spécialisées. Des médecins sont annoncés pour des remplacements dans les prochains mois. Arthur Deroure Corte médecin démissionnaire ajoute " Il y a des médecins qui vont arriver dans les prochains jours et dans les quatre prochains mois. On a des médecins pour Août, Octobre. Mais cela ne résoud pas les problèmes à long terme". 

Quinze postes de plus

Les urgentistes démissionnaires sont pleinement conscients de leurs responsabilités. Au total, 25 postes sont actuellement comblés. Il en faudrait le double pour que le système des urgences fonctionne normalement. Pierre Chesneau  médecin urgentiste se veut rassurant :"Nous pensons pouvoir rebondir, il y a des jeunes médecins qui veulent venir en septembre. Nous faisons tout pour pouvoir les accueillir dans les meilleures conditions."
Des pistes sont donc annoncées à court et long terme. Les 17 médecins urgentistes ont démissionné depuis plus de trois semaines. Leurs démissions seront effectives début juillet.
Le reportage de Guyane la 1ere :

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