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Le Centre hospitalier de Cayenne veut que les usagers connaissent mieux leurs droits

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Hôpital de Cayenne
L'hôpital de Cayenne ©Karl Constable
C’est aujourd’hui, la journée européenne des Droits en Santé des usagers. Il s’agit d’un temps dédié à informer les malades sur leurs droits et à la promotion de la participation des usagers à l’organisation des établissements de santé.
Selon le ministère de la santé : 70% des français, méconnaissaient leurs droits dans les relations avec le corps médical. 
Ce matin, le CHAR organisait une réunion d’information à destination des associations d’usagers mais aussi des personnels médicaux.
L’hôpital Andrée Rosemon désire, en effet, impliquer de plus en plus les malades dans la vie de l’établissement.
Sur les 52.000 personnes qui sont passées par le CHAR, en 2018, on a enregistré qu’une trentaine de plaintes ou de réclamations même si cette statistique n’englobe pas les plaintes directes auprès de la police ou du procureur, ce petit chiffre, illustre bien la méconnaissance des patients quand à leurs droits.
Le docteur Christophe Lebreton, président de la commission médicale :

"... on essaie de s'approprier une certaine culture du droit des usagers du droit des patients, on essaie de porter cette communication un peu plus souvent. On a juste une difficulté, le turn over important en Guyane et des parcours assez différents..."


Mettre en place la culture de la relation patient-soignant

Accéder à son dossier médical, donner son consentement ou encore se voir garantir le secret médical, autant de droits que sont sensées défendre les 13 associations agréées en Guyane, mais que l'on retrouve très peu dans les instances. Depuis un an, la région compte une coordonnatrice-animatrice qui souligne :
"... le réseau des associations qui ont l'agrément est restreint avec des bénévoles qu'il faut fidéliser"
Au centre hospitalier de Cayenne, sur les 4 sièges réservés aux patients dans la Commission Des Usagers, seuls 2 sont occupés. Pourtant les médecins hospitaliers, eux, ont fait l’effort depuis quelques années de descendre de leur piédestal.
Après, et sans doute grâce, aux différentes crises qui ont agité le CHAR ces dernières années, c’est bien une culture de la relation patients/soignants qui est en train de se mettre en place, pour une meilleur prise en charge des malades. Car ne dit-on pas que « Connaître son mal est déjà une demi-guérison… ».

Le reportage de Guyane la 1ère

 
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